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05.08.2020 à 21 H 25 • Mis à jour le 05.08.2020 à 21 H 48
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Parti-Pris

Eric Goldstein de HRW: Algérie et Maroc unanimes pour réprimer les journalistes

Dans une tribune publiée sur le site officiel de Human Rights Watch, Eric Goldstein, directeur adjoint et chef de division pour les régions Moyen-Orient et Afrique du Nord, estime que « le Maroc et l’Algérie s’accordent au moins sur une chose : museler les journalistes ».


Alors qu’habituellement les deux pays demeurent « en perpétuelle compétition et s’insultent mutuellement chaque jour dans des médias proches des autorités », depuis récemment les dirigeants des deux pays semblent prendre goût à la répression des journalistes et commentateurs libres.


Pour l’Algérie, il est notamment question de Khaled Drareni, emprisonné depuis mars dernier, pour atteinte à l’intégrité territoriale et provocation à attroupement illégal. « Le Procureur a requis quatre ans de prison  le verdict est attendu pour le 10 août », relève Goldstein. Du côté marocain, c’est le cas de Omar Radi qui est mentionné, emprisonné le 29 juillet et interrogé plus d’une dizaine de fois. « Il est prévu qu’il comparaisse devant un juge d’instruction le 22 septembre, sous les inculpations d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État à travers des relations avec des agents étrangers, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État à travers la réception de fonds étrangers, ainsi que de viol », rappelle le signataire de la tribune.


« La constitution algérienne, de même que la loi sur la presse marocaine de 2016, ont beau claironner qu’aucun délit de presse ne saurait être passible de prison, les deux États viennent d’accabler des journalistes connus par tous les moyens judiciaires, tout en prétendant respecter la liberté de la presse », affirme Eric Goldstein pour préciser le mode opératoire des deux pays : le Maroc lançant « une kyrielle d’accusations criminelles contre le journaliste ciblé, tandis que les autorités algériennes préfèrent recourir à des délits que le code pénal définit de façon très vague ».


Pour Omar Radi, la tribune rappelle qu’au vu de « l’accumulation d’inculpations disparates, accompagnées d’une campagne de diffamation menée dans des médias réputés proches des services de sécurité marocains, les poursuites contre Omar Radi ont tout l’air d’une tentative pour le briser et intimider d’autres dissidents ». Abordant la question de la plainte pour viol, Eric Goldstein rajoute que « l’allégation de viol devra être traitée sérieusement et faire l’objet d’une enquête approfondie et équitable, surtout dans le contexte d’une affaire aussi politisée, où les observateurs pourraient tirer des conclusions hâtives ».

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