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27.03.2025 à 12 H 18 • Mis à jour le 27.03.2025 à 12 H 18 • Temps de lecture : 3 minutes
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Exploration

Predator Oil & Gas mise sur un nouveau forage au nord de Guercif et un partenaire stratégique

Moins de deux semaines après avoir finalisé le forage du puits MOU-5 sur le permis de Guercif, Predator Oil &  Gas affine sa stratégie d’exploration. Fort des premiers résultats jugés prometteurs, le groupe britannique entend désormais relancer une campagne de forage au nord du site, tout en adoptant une approche plus prudente, axée sur le partenariat.


« Nous avons atteint tous les horizons que nous espérions, mais ce à quoi nous ne nous attendions pas, c’était de rencontrer du sel », confie Paul Griffiths, PDG de Predator Oil &  Gas, dans une interview accordée à Flagstaff TV. Un élément non visible sur la sismique 2D, qui a perturbé légèrement l'interprétation de la structure, mais sans remettre en question les fondamentaux du projet. « Le puits a confirmé et validé tous nos concepts géologiques autour de la prospectivité du Jurassique ».


Les résultats initiaux, en cours d’analyse, permettent déjà à la compagnie de cibler un nouveau point de forage à 12 kilomètres au nord de MOU-5, dans une zone précédemment identifiée. Toutefois, avant de confirmer cette localisation, Predator devra achever un programme de retraitement sismique, des études sur les échantillons de roche, et un travail de corrélation géologique entre les puits MOU-4 et MOU-5.


En parallèle, un projet baptisé Jurassic Project est en cours de structuration. Il comprendra notamment une nouvelle acquisition sismique 3D, destinée à affiner l’image du sous-sol, et à mieux caractériser le potentiel des carbonates jurassiques.


Pour financer cette étape cruciale, Predator prévoit de lancer un processus de farmout, afin d’attirer un partenaire capable d’accompagner la montée en puissance du projet. Il s'agit d'un mécanisme courant dans l'industrie pétrolière et gazière, qui permet à une entreprise de céder une partie de ses droits sur un permis d'exploration ou de production à une autre entreprise, en échange d’un engagement de cette dernière à financer une partie des travaux (forage, sismique, etc.).


Alors que le marché gazier reste volatil, Predator n’exclut pas une stratégie de monétisation plus rapide via le développement de gaz peu profond sur MOU-3, foré précédemment. La société prévoit de tester une poche de gaz surpressurisé située à seulement 350 mètres de profondeur, évaluée à 21 Bcf (P50).

 

« Quand nous avons foré cette section, nous ne nous attendions pas à la trouver. Elle a été forée sous-équilibrée, et le gaz a spontanément pénétré dans le puits », explique le PDG. Initialement écartée au profit de gisements plus profonds, cette option revient aujourd’hui sur la table, dans un contexte où la demande locale et les prix du gaz naturel comprimé (GNC) deviennent plus attractifs.


« Notre objectif est de faire entrer un partenaire local qui a besoin de gaz et veut le distribuer. C’est la voie la plus logique pour générer du cash rapidement ». Ainsi, la perspective d’une concession d’exploitation pour MOU-3 pourrait être concrétisée d’ici la fin de l’année, en cas de tests concluants.


Enfin, le PDG met l’accent sur une gestion financière prudente. « Nous n’avons aucune dette, et nous avons levé les fonds nécessaires à l’avance, en novembre et janvier, pour parer à toute turbulence liée à la conjoncture mondiale », assure Griffiths. Le programme de travail 2025 est intégralement financé, sans même comptabiliser les revenus attendus de Trinidad, qui devraient débuter dès le mois prochain, conclut-il.

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