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05.10.2019 à 20 H 54 • Mis à jour le 05.10.2019 à 20 H 54
Par
France

Préfecture de Paris: préméditation et radicalisation, la piste terroriste privilégiée

L’attaque qui a fait quatre victimes à la préfecture de police de Paris jeudi apparaît préméditée et son auteur manifestait des signes de radicalisation, a déclaré samedi le procureur du parquet antiterroriste.


Ces révélations accentuent la pression sur le ministre de l’Intérieur, qui avait déclaré jeudi que le suspect n’avait jamais présenté de signe d’alerte.


Jean-François Ricard a décrit pendant une conférence de presse un parcours sanglant qui a duré sept minutes entre le moment où l’agresseur est revenu à son bureau après avoir acheté deux couteaux, et celui où il a été « neutralisé » par un gardien de la paix stagiaire sur lequel il se précipitait avec « une volonté avérée de mourir ».


Les images de vidéosurveillance montrent qu’il a dissimulé sur lui les deux armes –  un couteau de cuisine métallique de 33 cm de long et un couteau à huîtres –  en revenant à la préfecture de police et qu’il n’a montré aucun signe de nervosité pendant le trajet, a déclaré le procureur.


Pendant son « périple meurtrier », Mickaël H., né en 1974 en Martinique, a d’abord tué deux fonctionnaires de police dans un bureau, dont l’un a eu la gorge tranchée, a-t-il détaillé, décrivant “une scène d’une extrême violence” .


Un troisième policier a été tué dans un autre bureau et une agente administrative dans l’escalier menant à la cour de la préfecture. Une deuxième femme a été grièvement blessée mais ses jours ne sont plus en danger, a-t-il dit.


Mickaël H., qui souffrait d’une surdité consécutive à une méningite, n’avait pas de casier judiciaire. Converti à l’islam depuis une dizaine d’années, il a échangé 33 sms « à connotation exclusivement religieuse » avec son épouse avant d’acheter les couteaux qui lui ont servi à passer à l’acte, a précisé le procureur.


L’analyse de son téléphone a en outre permis de « faire apparaître des contacts (avec) plusieurs individus susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste salafiste », a indiqué Jean-François Ricard, ajoutant que « plusieurs témoignages ont fait apparaître qu’il aurait adhéré à une vision radicale de l’islam ».


L’ensemble de ces éléments, a conclu le procureur, explique que le Parquet national antiterroriste se soit saisi vendredi de l’enquête et que les faits aient été requalifiés en « assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».


L’affaire a aussi rebondi samedi sur le terrain politique, où l’opposition de droite et d’extrême droite a vivement mis en cause le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui avait déclaré jeudi lors d’un point presse que le suspect n’avait « jamais présenté le moindre signe d’alerte ».

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