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02.08.2021 à 12 H 05 • Mis à jour le 02.08.2021 à 13 H 00
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Migration

Quatre agents des Forces auxiliaires désertent à Sebta pour demander l’asile à l’Espagne

C'est la première fois que des mokhaznis, placés sous le commandement des walis, abandonnent leur poste pour fuir vers l’enclave espagnole, alors qu’ils sont justement censés eux-mêmes empêcher le départ des migrants irréguliers vers l’Europe. Les quatre déserteurs étaient stationnés dans une caserne de Tétouan

Quatre agents des Forces auxiliaires (FA) ont nagé depuis les côtes marocaines jusqu’à l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta), selon des sources policières locales, dans l’intention de demander l’asile, selon El Faro de Ceuta qui a révélé l’information.


C’est la première fois que des mokhaznis (…) s’infiltrent dans la ville autonome, alors qu’ils sont justement censés eux-mêmes empêcher le départ des migrants irréguliers vers l’Europe, souligne pour sa part El Confidencial.


« Bien qu’ils gagnent peu, moins de 500 euros par mois, ce sont des fonctionnaires de l’Etat qui perçoivent un salaire chaque mois et insistent toujours pour émigrer », commente la même source.


Composées d’environ 45 000 hommes, les FA sont placés sous le commandement des walis et peuvent assister la police nationale, la gendarmerie royale ou encore la protection civile. Elles agissent avant tout comme une force anti-émeute sur laquelle incombe , dans une large mesure, la lutte sur le terrain contre l’émigration irrégulière. Ils sont toujours déployés dans les environs de Ceuta et Melilla.


Sur les quatre agents qui ont atteint la plage de Ceuta à la nage, un seul portait des documents prouvant qu’il appartenait aux FA, tandis que les trois autres ont déclaré qu’ils étaient des fonctionnaires de cet organisme, mais sans en fournir de preuves. Tous étaient stationnés dans une caserne de Tétouan.


Sur la vague des 12 000 immigrés irréguliers entrés à Ceuta entre le 17 et le 19 mai, la plupart ont été renvoyés, bien qu’il en reste encore quelque 2 500 dans la ville, selon les autorités de la cité.


Celle-ci a hébergé quelque 800 mineurs dans des entrepôts de la zone industrielle de Tarajal, auxquels il faut ajouter plusieurs centaines qui parcourent la ville en vivant de la charité. Parmi les adultes marocains qui ne sont pas retournés dans leur pays, quelque 1 000 ont demandé l’asile en Espagne et un quart y ont été admis ce qui les autorise à pouvoir circuler librement en Espagne. Pour cette raison, au cours de la dernière semaine de juillet, quelque 250 ont voyagé de Ceuta à Algésiras, rapporte El Confidential.

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