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15.01.2021 à 11 H 16 • Mis à jour le 15.01.2021 à 11 H 16
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Etude

Réactivation de l’émigration massive du Maroc vers l’Espagne en 2020

Selon une étude indépendante rapportée par l’agence de presse espagnole EFE, l’émigration massive du Maroc vers l’Espagne a été réactivée au milieu de l’année 2020. Sont dénombrés au moins 1 766 personnes du nord du Maroc arrivées clandestinement sur les côtes du Sud de l’Espagne au cours des six derniers mois. La majorité de ces migrants ont embarqué depuis les côtes de trois provinces, Al Hoceïma, Driouch et Nador, où vivent plus d’un million d’habitants. En octobre dernier, le pic de départ a été enregistré avec 332 migrants, dont trois familles entières.



Selon les différentes sources consultées par l’agence EFE, dans la plupart des cas, ces émigrants n’ont pas recours à des réseaux d’émigration illégale, mais économisent et achètent ensemble un bateau ou un jet ski, en plus du carburant nécessaire, et attendent le bon moment pour débarquer. Dans d’autres cas, ils viennent dans des bateaux de pêche jusqu’à atteindre les eaux internationales et de là, continuent leur voyage dans de petits bateaux pneumatiques jusqu’aux côtes espagnoles.



Selon la même source, le phénomène d’émigration des femmes parfois enceintes et des familles dans les embarcations de type pateras, est nouveau dans le Rif. C’est le cas du couple El Baraka (activiste du Hirak) qui vient confirmer, selon l’article d’EFE, le fait que cette nouvelle forme d’émigration n’a pas seulement des causes économiques. Il s’agirait également de le résultat des événements politiques du mouvement Hirak en 2017, offrant très peu de perspective d’avenir et faisant de l’émigration en Europe sur un bateau de fortune un échappatoire.



Par ailleurs, l’article ajoute qu’en 2020, malgré la forte concentration de foyers migratoires sur les pateras arrivants aux îles Canaries, les flux de migrants venant du nord du Maroc et de l’Algérie ont persisté. En 2020, selon les chiffres de Frontex, 17 057 migrants sont arrivés en Espagne par la Méditerranée dont 3 566 Marocains.



Cette même année, la plage de Motril comptait à elle seule, selon la Croix-rouge, 1 789 arrivées, dont environ la moitié étaient marocaines. Face cette pression migratoire, le gouvernement espagnol a annoncé la création d’un nouveau centre de soins temporaires, en plus d’un autre à Carthagène (Murcie), du fait de la crise Covid-19, qui pousse les autorités espagnoles à prolonger le séjour des migrants dans ces centres.



Toutefois plus sûre que les îles Canaries, la route méditerranéenne est également risquée, précise la même source. « Selon le dernier rapport de l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 62 personnes sont mortes en haute mer en 2020 dans la mer d’Alboran dans différents naufrages. », conclut EFE.

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