Réduction des émissions carbone: les aéroports de Casablanca et Marrakech leaders en Afrique
Les aéroports Mohammed V de Casablanca et Marrakech Menara ont atteint le niveau 2 du programme du Conseil international des aéroports (ACI) visant la réduction des émissions carbone des aéroports, a fait savoir, mardi au Caire, la directrice générale de l’Office national des aéroports (ONDA), Habiba Laklalech.
De leur côté, les aéroports de Fès-Saïss et de Rabat-Salé ont intégré le niveau 1 du programme, a noté la responsable, relevant que 10 aéroports du Royaume disposent de la certification de management environnemental ISO 140001.
Ces réalisations, a-t-elle souligné, reflète l'adhésion complète des aéroports marocains à ce programme visant à assurer les principes de préservation de l'environnement et de développement social et de gouvernance (ESG) au niveau des aéroports. Les grands aéroports du Royaume déploient et adhèrent pleinement au programme de l'ACI, a insisté Laklalech.
L’ONDA, a-t-elle souligné, œuvre à atteindre des niveaux supérieurs du programme de l’ACI et se prépare également à adopter dès 2025 le carburant durable dans les aéroports nationaux, dans le cadre de la contribution de l’ONDA à la réalisation de l’objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050 dans le secteur de l'aviation.
Elle a estimé, dans ce sens, que l’adoption des principes ESG au sein des aéroports permettra à l’ONDA de rationaliser la consommation d’énergie, baisser les coûts, améliorer la satisfaction des clients et innover dans les produits, services et opérations aéroportuaires, relevant qu’elle constitue également un élément motivant pour les équipes de travail et les partenaires dans le domaine aéroportuaire pour augmenter la productivité, les performances et la compétitivité.
Concernant l’adoption des principes ESG au niveau des aéroports afin de pouvoir bénéficier de financements innovants et préférentiels, Laklalech a fait observer que les aéroports africains se caractérisent par des particularités à prendre en compte lors de la mise en place de ce cadre mondial.
Parmi ces particularités, selon la directrice générale de l’ONDA, le fait que le trafic aérien dans 20 % des aéroports africains ne dépasse pas 1 million de voyageurs, tandis que plus de la moitié des aéroports africains, recevant moins de 300 000 voyageurs annuellement, souffrent de difficultés structurelles liées à la rentabilité financière.
Ceux-ci sont toutefois plus respectueux de l’environnement que les grands aéroports, sauf qu'ils ne réalisent pas de bénéfices et trouvent des difficultés à mobiliser les fonds pour financer des projets, a-t-elle souligné.
Dans ce sens, Laklalech a estimé que l'ONDA, qui dirige des grands et petits aéroports, peut partager son expérience et son expertise dans ce domaine avec les autres aéroports africains, d'autant que l'office réalise des résultats financiers positifs.
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