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25.05.2024 à 12 H 53 • Mis à jour le 25.05.2024 à 12 H 53 • Temps de lecture : 3 minutes
Par et
Diplomatie

Sahara : des parlementaires britanniques appellent à soutenir le plan marocain d’autonomie

Une trentaine de parlementaires et Lords britanniques ont adressé, le 23 mai, une lettre au ministre des Affaires Étrangères, David Cameron, dans laquelle ils appellent, dans une démarche bipartisane, l’exécutif britannique à soutenir « officiellement et sans tarder » le plan d’autonomie marocain comme « seule solution » au conflit autour du Sahara.


En plus d'être la voie « la plus pragmatique », l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc pour le Sahara, qui « respecte les traditions locales et les aspirations démocratiques, offre une solution viable pour parvenir à une paix et une stabilité durables », ont souligné les députés et membres de la Chambre des Lords.


Tout en rappelant que l'initiative est « largement soutenue » par les alliés de Londres et plus de 80 pays à travers le monde, les signataires ont précisé que le ralliement autour de ce plan, qui constitue « la seule solution réaliste », témoigne de la volonté des partenaires internationaux de promouvoir la stabilité et la prospérité régionales, « renforçant ainsi le rôle central de l'initiative d'autonomie dans l'avancement des efforts de paix ». « Il ne doit pas y avoir d'espace pour plus de séparatisme ou de division », ont-ils martelé, assurant qu'au contraire, il faut « renforcer l'engagement proactif du Maroc dans la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales ».


« Rester neutre ou tenter des résolutions alternatives ne peut que perpétuer un statu quo néfaste qui met en péril la sécurité de la région », ont-ils plaidé. Alors que plusieurs d'entre eux ont visité le Maroc et ses provinces du sud, où ils ont eu l'occasion de rencontrer des dirigeants locaux, des représentants de la société civile et des organisations de défense des droits de l'homme, les signataires ont estimé que leurs observations, couplées à celles d'universitaires respectés comme le professeur Marc Weller, chaire de droit international et d'études constitutionnelles internationales de l'université de Cambridge, renforcent leur « conviction que le Royaume-Uni doit apporter un soutien proactif au plan d'autonomie du Maroc ».


En outre, la région du Sahara a le potentiel d'améliorer considérablement les opportunités énergétiques, de sécuriser les chaînes d'approvisionnement et de permettre l'accès à de nouveaux marchés, ont-ils écrit, citant des infrastructures stratégiques, à l'instar de « l'impressionnant » port de Dakhla, comme preuve de progrès durable, permettant à la région de s'imposer comme pôle d’innovation et de coopération internationale.


Pour réaliser pleinement ce potentiel, Londres doit apporter le concours de ses institutions financières, telles que UK export finance (UKEF) et British international investment (BII), ont-ils poursuivi, rappelant que cette approche, adoptée notamment par les États-Unis et la France, est compatible avec l'accord d'association conclu entre les deux pays, qui couvre la région du Sahara marocain et qui a été jugé légal par la Haute Cour de Londres.


Et d'ajouter que le Royaume-Uni doit renforcer ses alliances avec des nations stables, partageant les mêmes idées, « afin de promouvoir la stabilité régionale et la sécurité internationale », assurant que parmi ces nations partenaires, le Maroc « occupe une place prépondérante ». « C'est un allié stratégique de premier plan en Afrique du Nord, qui partage des valeurs et des perspectives cruciales pour nos deux pays », ont-ils poursuivi.


Le prochain dialogue stratégique entre le Royaume-Uni et le Maroc constitue une occasion unique pour le Royaume-Uni de redéfinir son rôle et son influence dans la région, relèvent les signataires, assurant que « le Maroc mérite notre soutien total et sans équivoque ».


Cette initiative est rendue publique dans un contexte particulier : lors d’une récente session de débat au parlement britannique, le MP Daniel Kawczynski a révélé que l’ambassadeur du Royaume-Uni à Rabat, Simon Martin s’opposerait à toute reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental, au motif que cela affecterait les relations de Londres avec ses territoires d’Outre-Mer dont les Iles Falklands (ou Iles Malouines), théâtre d’une guerre avec l’Argentine au début des années 80.


La position de Simon Martin n’est basée selon Daniel Kawczynki sur « aucun argument satisfaisant », celle-ci risquant même, selon la même source d’entacher les relations avec le Maroc.

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