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23.02.2026 à 07 H 26 • Mis à jour le 23.02.2026 à 11 H 24 • Temps de lecture : 2 minutes
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Diplomatie

Sahara : la Suède argumente son soutien au plan d’autonomie marocain

Maria Malmer Stenengard, ministre suédoise des Affaires étrangères. Crédit : DR

Le 19 janvier, le gouvernement suédois a officiellement apporté son soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara, rompant avec des décennies de position traditionnelle favorable au Front Polisario. Ce virage diplomatique a immédiatement suscité une réaction au sein du Parlement suédois, le Riksdag, de la part de partisans des séparatistes.


Des députés du Parti vert (Miljöpartiet), dont Jacob Risberg, ont déposé une interpellation formelle adressée à la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard, dénonçant ce qu'ils qualifient de « changement grave, malheureux et inopportun ».


Face à ces critiques, la ministre Stenergard a défendu ce changement de cap en s'appuyant sur une nouvelle donne internationale. Elle a invoqué la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée en octobre, qui reconnaît le plan d'autonomie marocain comme « une base crédible  », pour des négociations sous l'égide de l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura. Selon elle, cette résolution constitue « un moment charnière  » qui justifie une réévaluation de la position suédoise.


La ministre a également inscrit ce pivot dans une dynamique européenne plus large. En modifiant sa position, la Suède rejoint la majorité des États membres de l'UE, dont ses voisins nordiques, le Danemark et la Finlande, qui ont déjà adopté une posture similaire. Cet argument d'alignement régional est central dans la justification gouvernementale.


Maria Malmer Stenergard a par ailleurs indiqué que Stockholm avait consulté le Polisario et l'Algérie pour leur expliquer ce repositionnement.

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