S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel
29.04.2026 à 00 H 47 • Mis à jour le 29.04.2026 à 00 H 47 • Temps de lecture : 3 minutes
Par
Terrorisme

Sahara : un 12e élu rejoint la loi anti-Polisario à la Chambre des représentants américaine

Le député républicain de Caroline du Nord Tim Moore

Le député républicain de Caroline du Nord Tim Moore a apposé sa signature, le 27 avril, au bas du Polisario Front Terrorist Designation Act (H.R.4119), portant à 12 le nombre de co-sponsors du texte déposé en juin 2025 par Joe Wilson (R-SC) et Jimmy Panetta (D-CA), selon le registre officiel de la Bibliothèque du Congrès.


Élu du 14ᵉ district, ancien président pendant dix ans (2015-2025) de la Chambre des représentants de Caroline du Nord, Moore apporte au dossier le poids d'un cadre républicain confirmé.


Sa venue confirme l'accélération observée depuis février 2026 : 7nouvelles adhésions en moins de 3 mois, dont celles de figures de premier plan comme Elise Stefanik (NY), Maria Elvira Salazar (FL) ou Don Bacon (NE), alors que le texte n'avait recueilli que 6 soutiens en 8 mois après son dépôt.


Au Sénat, un texte parallèle plus contraignant, le Polisario Front Terrorist Designation Act (S.4063) a été déposé le 13 mars par Ted Cruz (Texas), avec Tom Cotton (Arkansas) et Rick Scott (Floride). Contrairement à la version de la Chambre, qui prévoit rapports et déterminations par les secrétaires d'État et du Trésor, la « loi Cruz » impose une mécanique automatique : si la coopération entre le Polisario et les organisations terroristes affiliées à Téhéran (Hezbollah, IRGC) est établie dans un rapport annuel obligatoire, l’exécutif dispose de 30 jours pour prononcer la double désignation FTO (organisation terroriste étrangère) et SDGT (entité terroriste mondiale spécialement désignée). Cinq domaines y sont scrutés : soutien aux opérations militaires, armement individuel, drones et leurs composants, défense anti-aérienne, renseignement militaire. Le texte sénatorial a recueilli un quatrième soutien le 23 mars avec le ralliement de David McCormick (Pennsylvanie), président du sous-comité des Relations étrangères pour le Proche-Orient et la lutte antiterroriste.


L'audition du 21 avril dernier devant la Commission des affaires étrangères du Sénat a marqué une nouvelle étape : interpellée par Ted Cruz sur les liens du Polisario avec l'axe iranien, Monica Jacobsen, haute responsable du bureau de la lutte antiterroriste, a reconnu que la zone d'opération du mouvement séparatiste « crée des vulnérabilités que des acteurs extérieurs, comme l'Iran, pourraient chercher à exploiter  ».


À ce stade, ni H.R.4119 ni S.4063 n'ont quitté le stade des commissions : Affaires étrangères et Justice à la Chambre, Relations étrangères au Sénat. Mais l'élargissement continu du front parlementaire, sur les deux chambres, signe la consolidation d'une ligne dure à Washington sur le dossier saharien.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par
Revenir au direct