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25.11.2025 à 13 H 01 • Mis à jour le 25.11.2025 à 17 H 56 • Temps de lecture : 3 minutes
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Conférence

Santé et digital : ouverture de la 3e édition de l’International e‑Health Forum à Casablanca

L'Université Mohammed VI des sciences et de la santé accueille la 3e édition de l'International e-Health Forum à Casablanca.

La 3e édition de l’International e‑Health Forum (IeHF25) s’est ouverte ce mardi 25 novembre à Casablanca, coorganisée par la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) et le Centre d’innovation en e‑santé (CIeS) de l’Université Mohammed V de Rabat, autour du thème « De la vision à l’impact : faire avancer la santé numérique pour tous ».

 

« Grâce à la mobilisation de plus de 4 000 professionnels, de 180 conférenciers et de la présence de 30 pays, ce forum devient un véritable laboratoire d'idées et de solutions concrètes au service d'un système de santé plus intégré, plus efficace et plus équitable », a déclaré Youns Bjijou, directeur délégué de la FM6SS lors de la séance d’ouverture.


Organisé du 25 au 27 novembre sur le campus Anfa-City de l’UM6SS, le Forum met en avant les avancées en santé numérique : intelligence artificielle (IA) appliquée à la médecine personnalisée, interopérabilité des systèmes, technologies connectées, souveraineté numérique et cybersécurité. Cette année, un congrès spécialisé par discipline médicale est organisé pour la première fois, en partenariat avec les sociétés savantes nationales, ainsi que des compétitions d’initiatives e‑santé.


Un « Call for Startups » réunit 85 candidats issus de plus de 30 pays, mettant en avant les innovations émergentes en HealthTech, MedTech et BioTech. Le Forum valorise également la santé sportive via le parcours Sport HealthTech, dédié à la performance, au suivi physiologique et à la prévention des blessures.


Intervenant lors de l’événement, Amal El Fallah Seghrouchni, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, a insisté sur l’importance de la souveraineté technologique. « L'innovation ne peut pas dépendre uniquement d'infrastructures étrangères. Nous devons disposer de nos propres capacités, des datacenters nationaux, un cloud souverain et une puissance de calcul local capable d'héberger les modèles sensibles liés à la santé », a-t-elle affirmé. La ministre a rappelé dans ce sens les projets de datacenters de 500 mégawatts (MW) à Dakhla et de 50 MW à Rabat, destinés à la puissance de calcul et au stockage des données.


La responsable gouvernemental a également souligné que plus de 120 pays disposent déjà d’une stratégie de santé numérique, alors que l’IA en santé représente un marché en forte expansion, pesant 29 milliards de dollars (MM $) en 2024, et attendu à 500 MM $ en 2032. Dans cette perspective, son département prépare la création d’une direction générale de l’IA, chargée de coordonner les politiques publiques, renforcer les partenariats stratégiques et piloter les projets nationaux liés à l’IA, notamment dans la santé.


Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité d’un cadre sécurisé. En collaboration avec la CNDP, la DGSN, la DGSSI et les institutions concernées, le ministère met en place « un cadre réglementaire robuste », a-t-elle souligné, mettant l’accent sur l’importance d’une « cybersécurité renforcée ».


Pour concrétiser ces ambitions, « nous avons besoin d'experts en data science, en cybersécurité, en architecture des systèmes d'information, en droits de la santé et en gouvernance des données  », a affirmé Amal El Fallah Seghrouchni. Elle a précisé que les programmes de formation, tels que le programme JobInTech, les écoles de codage et les filières universitaires en numérique, sont renforcées afin de « développer un capital humain national à la hauteur des ambitions du Royaume ».

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