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15.11.2017 à 23 H 44 • Mis à jour le 16.11.2017 à 01 H 01
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Environnement

Un front associatif mobilisé contre la décharge de Mediouna

« Suite au danger que constitue la décharge sauvage de Mediouna de la région de Casablanca – Settat pour la santé publique des habitants  suite à l’impact négatif qu’elle a sur l’écologie et l’environnement et enfin pour porter le message de la protection de l’environnement d›une seule voix », plusieurs associations de la Région de Casablanca –  Settat se sont regroupées et ont créé un « Collectif pour la Protection de l’Environnement – CPE », constitué des associations Mamans de Bouskoura, d’Amak, du CGR, d’Al Wifak pour la protection de l’environnement, de Save Casablanca, de Zerozbel, d’ Al Karama pour le développement familial, d’Initiatives pour le développement et animation culturelle, d’Espace de l’avenir, d’Al Fadaa al Moustakil.


Le collectif entend jouer pleinement le rôle dicté par la Charte Nationale de l’environnement et de développement durable établie conformément aux directives royales du 30 juillet 2009.


Il ambitionne d’assurer une meilleure coordination entre le CPE et les autorités marocaines concernées au niveau des plans et des programmes de lutte contre la dégradation de l’Environnement de la Région de Casablanca – Settat, d’agir sur la prévention des accidents écologiques et sanitaires et circonscrire les dommages présents et futurs par l’adoption, à cet effet, d’actions rapides, concrètes et durables entre le CPE et les autorités marocaines concernées.


« Les habitants de la région de Casablanca –  Settat inhalent quotidiennement les fumées toxiques et les odeurs nauséabondes de cette décharge sauvage qui est non conforme aux standards écologiques et aux normes internationales ayant été actées par le Royaume du Maroc », affirme le collectif dans un communiqué, insistant sur le fait que la qualité de l’air est détériorée et toxique, que les nappes phréatiques sont polluées par les lixiviats qui sont à l’origine d’une pollution de l’aquifère de cette zone avec une forte concentration en métaux tels que le plomb et avec un débit estimé aujourd’hui à 1424 m3/jour. Ce volume est en constante augmentation du fait de l’accroissement des quantités de déchets déposés comme le substratum de la décharge de Médiouna n’est pas étanchéifié. Les lixiviats s’infiltrent et dégradent les eaux des puits et celles de l’irrigation. Les sols dont les terres agricoles mitoyennes à cette décharge sauvage sont dégradés. Le cheptel et la végétation avoisinante sont gravement affectés. Les graves maladies causées par les toxines dégagées à l’air libre par cette décharge sauvage constituent un danger pour la santé publique et notamment chez les enfants et les personnes âgées.


Ces associations ont mené plusieurs actions depuis 2013 : interventions auprès des médias, conférences, courriers aux personnalités politiques en relation avec la décharge…  et ce, dans le but de sensibiliser, l’opinion publique et qui de droit quant à ce réel fléau. Aujourd’hui, et dans une démarche encore plus constructive, les associations citées ont décidé de signer une charte associative commune.


L’objet de cette charte est de regrouper des associations se souciant de l’environnement de la région et de travailler avec les autorités locales concernées (communes, conseil de la ville, élus, parlementaires et ministères concernés) afin de fermer cette décharge. Une pétition “Stop à la décharge sauvage de Mediouna”  a été lancé dans ce contexte.

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