Un printemps 2026 sous le signe des contrastes climatiques au Maroc (DGM)
Le printemps 2026 a été marqué par une forte variabilité météorologique au Maroc. Entre épisodes de froid tardifs, chutes de neige printanières sur les reliefs de l'Atlas et vagues de chaleur précoces, la saison a illustré les contrastes qui caractérisent le climat du Royaume, indique ce jeudi la Direction générale de la météorologie (DGM).
Sur le plan thermique, l'anomalie nationale s'établit à +0,29 °C par rapport à la normale 1991-2020, plaçant le printemps 2026 au 12ᵉ rang des printemps les plus chauds depuis 1981. Cette anomalie reste toutefois nettement inférieure à celles enregistrées lors des printemps exceptionnels de 2023 (+2,05 °C) et 2024 (+1,18 °C).
Côté précipitations, le déficit national ressort à -9,6 %, un niveau proche de la normale et bien moins marqué que lors des printemps 2023 (-57,6 %) et 2024 (-17,3 %). Après l'excédent pluviométrique de +30,3 % enregistré au printemps 2025, la saison 2026 marque ainsi un retour vers des conditions plus conformes aux moyennes climatiques.
Du 3 au 13 mars, une vague de froid tardive a fait chuter les températures minimales jusqu'à -5,2 °C à Midelt, 1,9 °C à Khouribga et 2,0 °C à Taza. Le mois de mars 2026 se classe ainsi au 10ᵉ rang des mois de mars les plus froids depuis 1981.
Quelques semaines plus tard, du 14 au 20 mai, un nouvel épisode de fraîcheur a provoqué des chutes de neige tardives sur le Haut et le Moyen Atlas.
Le contraste s'est accentué dès la semaine suivante. Du 20 au 27 mai, une vague de chaleur précoce a touché une grande partie du Royaume, avec des températures dépassant localement 43 °C : 43,6 °C à Sidi Slimane, 43,7 °C à Taroudant et 43,8 °C à Smara. À Safi, un nouveau record mensuel a été établi le 25 mai avec 42,5 °C, dépassant l'ancien record de 40,5 °C qui datait de mai 2001.
Au-delà des moyennes saisonnières, cette succession d'épisodes de froid, de neige et de chaleur en l'espace de quelques semaines souligne, selon la DGM, l'importance d'un suivi météorologique et climatique continu ainsi que le rôle des systèmes d'alerte précoce. Dans un contexte de variabilité climatique croissante, l'anticipation des événements extrêmes constitue un levier pour protéger les populations, renforcer la résilience des secteurs socio-économiques et améliorer la prise de décision.
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