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25.02.2021 à 10 H 51 • Mis à jour le 25.02.2021 à 10 H 53
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Mémoire

Un projet de «Maison de l’histoire du Maroc» préconisé par l’Académie du Royaume

L’Académie du Royaume du Maroc a présenté mercredi son ouvrage Pour une Maison de l’histoire du Maroc qui se veut un appel à la création d’une institution dédiée pour mettre en avant l’histoire multiséculaire du Maroc.


Ce livre de 630 pages est une contribution scientifique de prés de 30 historiens et chercheurs dans le domaine des sciences humaines, issus du Maroc, du Sénégal, des Etats Unis et de France et qui se sont réunis le temps d’une conférence tenue en 2012 à Casablanca à l’initiative du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).


Ouvrage de qualité, richement illustré pour mettre en exergue les atouts du Maroc, Pour une Maison de l’histoire du Maroc a été publié en deux langues, français et arabe.


A cette occasion, le président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et ancien président du CNDH, Driss El Yazami, a souligné dans une déclaration à la MAP que la publication de ce livre est un moment important dans l’histoire du Maroc, relevant que cet ouvrage plaide en faveur de la création d’une « Maison de l’histoire du Maroc », afin de répondre aux attentes de la société marocaine dans ce domaine, notamment les futures générations, pour connaître l’histoire de leur pays veuille de plusieurs siècles.


Il a ajouté que l’appel à la création d’une telle Maison vient pour accompagner la dynamique des initiatives politiques et institutionnelles que connaît le Maroc, notamment la création de l’Institution Archives du Maroc et l’Instance Equité et Réconciliation, notant qu’une « Maison de l’histoire du Maroc » contribuera à la recherche scientifique sur l’histoire du Royaume et permettra de mettre en exergue la diversité de ses composantes et affluents.


« Cet ouvrage collectif qui renferme les actes du colloque international organisé par l’Académie du Royaume, les 13 et 14 octobre 2012, avec la participation de chercheurs marocains et étrangers de renom, est un appel à la création d’une institution nationale destinée principalement aux générations futures pour présenter l’histoire multiséculaire du Maroc et renforcer leurs liens avec les racines », a souligné pour sa part Mohamed Kenbib, professeur de l’histoire moderne à l’Université Mohammed V de Rabat et coordinateur scientifique dudit colloque.


Il a en outre fait savoir que la création d’une « Maison de l’histoire du Maroc » répondra à la demande croissante en matière d’histoire, ce qui exige la mise en place d’une grande institution qui « met l’histoire du Royaume à la portée de tout le monde ».


Pour sa part, le Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, Abdeljalil Lahjomri a affirmé dans l’avant-propos de l’ouvrage qu’il existe plusieurs raisons qui plaident pour la création d’une telle institution. « Il y a en premier lieu l’impérieuse et pressante demande sociale d’une connaissance apaisée du passé, en droite ligne avec l’action et les recommandations de l’Instance Équité et Réconciliation. Il y a en second lieu les avancées de la recherche sur l’histoire du Maroc qui rendent possible la mise sur pied d’une telle Maison, aussi indispensable que salvatrice ».


Il a également ajouté que « cet établissement contribuerait enfin à illustrer de manière vivante et renouvelée (par une exposition permanente et des expositions temporaires) l’histoire plurielle du Maroc comme le stipule la constitution ».


« L’histoire fait en effet l’objet au Maroc, mais aussi de par le monde, d’une demande sociale accrue et multiple », écrit de son côté Kenbib, relevant que « l’histoire qui a de tous temps représenté l’un des fondements essentiels des identités culturelles et nationales, apparaît comme l’un des repères auxquels les peuples et les individus se réfèrent pour renforcer leurs attaches avec leurs racines, se conforter dans les perceptions qu’ils se font d’eux mêmes et des autres et essayer de conférer davantage d’intelligibilité à ce qui se passe autour d’eux, voire scruter l’avenir avec plus de sérénité ».


Et de souligner que « plusieurs historiens plaident dans ce sens, en rappelant que le travail d mémoire, en cours dans la société de diverses manières, doit être accompagné par les pouvoirs publics, inscrit dans la durée ».


Les diverses contributions reprises dans cet ouvrage, publié aux éditions « La Croisée des Chemins », ont permis de donner une première esquisse de la future Maison, conçue comme un espace de recherche, d’études et d’interprétation, ainsi qu’un outil pédagogique, d’organisation de conférences et de colloques, d’édition et de mise en réseau, travaillant en partenariat avec les milieux académiques, les institutions proches (et notamment les archives et les milieux éducatifs), ainsi que la société civile. Cet ouvrage présente différentes interventions académiques lors dudit colloque dont « Histoire et historiographie à l’ère d’Internet », « Patrimoine religieux du Maroc : Situation et réappropriation » et « Les communautés juives du Maroc : Rétrospective historique ».

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