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23.10.2020 à 12 H 43 • Mis à jour le 23.10.2020 à 17 H 16
Par
Justice

Un propagandiste d’Al Qaida impliqué dans les attentats du 16-Mai condamné à mort

Un tribunal a condamné lundi dernier à mort un homme qui, impliqué dans les attentats terroristes de 2003 à Casablanca, a vécu pendant de longues années au Danemark, où il a été déchu de sa nationalité danoise puis extradé au Maroc, son pays d’origine, rapporte l’agence EFE.


La décision de justice, qui a été rendue le 22 octobre, indique que Said Mansour, 59 ans, est condamné à la peine capitale pour sa « participation à une tentative d’assassinat » et « sa participation à une tentative de destruction de biens publics avec des explosifs ».


Le cas de Mansour est singulier car il est la première personne au Danemark à être déchue de sa nationalité en 2016 pour une infraction pénale qui lui a valu une peine de quatre ans de prison (propagande pour le réseau terroriste Al-Qaïda), bien qu’il réside dans ce pays depuis 1984 et a eu cinq enfants issus de son mariage avec une Danoise.


Son extradition a également fait l’objet de controverses car il n’y avait pas d’accord bilatéral entre Rabat et Copenhague et en raison des avertissements des avocats de Mansour selon lesquels il pourrait subir la torture ou être exécuté, ce qui a toujours été nié par le Maroc, qui a promis qu’il serait « traité avec justice ».


Après une négociation plus ou moins secrète entre les premiers ministres et les ministres des affaires étrangères des deux pays, Mansour a été extradé en janvier 2019 et jugé à nouveau pour sa participation aux attentats-suicides de mai 2003, qui ont fait 45 morts.


Il est peu probable que Mansour soit exécuté, car le Maroc n’a pas appliqué la peine de mort depuis 1994, bien qu’il ait jusqu’à présent refusé de retirer la peine capitale du code pénal ou de signer un moratoire officialisant la non-application de cette peine.


Pour cette raison, les tribunaux continuent de prononcer des condamnations à mort et, chaque année, une centaine de cas en moyenne s’accumulent, tandis que le roi Mohammed VI gracie généralement ceux qui ont été condamnés à mort à différentes occasions et dont la peine est commuée en peine d’emprisonnement à vie.

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