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26.11.2020 à 09 H 17 • Mis à jour le 26.11.2020 à 09 H 17
Par
HCP

Une femme violentée active occupée perd en moyenne 14 jours de travail par an

Une femme violentée active occupée perd en moyenne 14 jours de travail par an suite à l’incident de violence physique le plus grave subi au cours des 12 derniers mois, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).


Le HCP, qui vient de dévoiler les résultats relatifs au coût social de la violence à l’encontre des femmes et des filles, tirés à partir de l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes et des hommes de 2019, fait savoir que plus de 14 % de victimes actives occupées ont été contraintes à s’absenter de leur travail après l’incident de violence physique le plus grave.


« La violence physique et/ou sexuelle dans le contexte conjugal se répercute non seulement sur la santé de la victime et son entourage, mais aussi sur ses activités socioprofessionnelles notamment par un absentéisme au travail et sur différents aspects des rapports sociaux », souligne la même source.


Et de poursuivre : « En effet, l’absentéisme du travail, que ce soit de la victime ou de son conjoint agresseur, a des impacts négatifs aussi bien sur le ménage quant aux pertes éventuelles de revenu que sur la société en termes de manque de productivité ».


Outre le contexte conjugal, l’absentéisme au travail chez les actives occupées victimes de la violence physique dans l’espace public est un phénomène assez fréquent (29,8 %), relève le HCP.


Ainsi, le nombre moyen de jours de travail perdus suite à des violences physiques survenant dans l’espace public est de 8 jours par an par victime active occupée, précise-t-il.


Quant aux effets directs de la violence vécue dans le cadre de l’exercice d’une activité professionnelle, l’enquête montre que les réactions des victimes suite à une violence physique ou sexuelle se manifestent au-delà de l’absentéisme.


Le vécu de la violence impacte, en effet, négativement le rendement des victimes et leur engagement socioprofessionnel (changement ou abandon d’emploi), ainsi que leur bien-être psychologique et social et celui de leur entourage.


Aussi, plus de la moitié des victimes de violence physique et/ou sexuelle dans le cadre de l’exercice de leur activité professionnelle déclarent une diminution de leur rendement au travail (53 %), environ 40 % de femmes ont dû changer de travail, tandis que 7 % des victimes ont carrément quitté le marché du travail.


Réalisée par le HCP avec l’appui de l’ONU Femmes – Maroc, dans le cadre de la campagne nationale et internationale de mobilisation pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, cette enquête a été menée entre février et juillet 2019.


L’étude du coût social de la violence a porté sur la population de filles et de femmes âgées de 15 à 74 ans ayant déclaré avoir eu des expériences de violence physique et/ou sexuelle au cours des 12 derniers mois. Elle est en plus appréciée selon le contexte de violence qu’il soit conjugal, familial, dans les lieux de travail, les lieux d’études et les lieux publics.

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