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02.06.2022 à 19 H 18 • Mis à jour le 02.06.2022 à 19 H 19
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réglementation

Usages légaux du cannabis: l’Agence nationale tient sa première réunion

La première réunion du Conseil d'administration de l’Agence Nationale de Réglementation des Activités Relatives au Cannabis (ANRAC) s’est tenue, jeudi à Rabat, sous la présidence du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, et ce en application des dispositions de la loi 13.21 relative aux usages licites du cannabis.


L’ANRAC assure la mise en œuvre de la stratégie de l’État dans le domaine de la culture, de la production, de la fabrication, de la transformation, de la commercialisation, de l’exportation du cannabis et de l’importation de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.


L’Agence est également chargée de réglementer et d’assurer le suivi et le contrôle de l’ensemble des opérations relatives au cannabis et à ses usages licites, conformément aux engagements internationaux du Royaume, ainsi que de veiller à l’organisation et au développement des différentes étapes de cette activité, de la production des semences jusqu’à la commercialisation du produit final, de soutenir la recherche sur l’utilisation du cannabis dans les domaines médical, cosmétique et industriel, outre la simplification des procédures administratives en coordination avec les autorités administratives concernées, ainsi que l’orientation des activités illégales vers des activités licites, durables et génératrices de revenus.


L’ordre du jour de cette réunion a porté sur plusieurs points, dont l’approbation de l'organigramme de l’Agence et du statut de son personnel, ainsi que sur son budget au titre de 2022, ajoute la même source.


Le plan d’action de l’Agence au titre de l'année 2022 comprend plusieurs axes, dont l’adoption de cahiers de charges fixant les critères techniques afférents aux activités de la culture, de la production, de la transformation et de l’industrialisation du cannabis, ainsi que de ses semences et des plantes, de la commercialisation, de l’exportation et de l’importation de ces produits à des fins industrielles.


Ceci en entamant les procédures d’octroi des autorisations aux opérateurs nationaux et internationaux dans l’industrie du cannabis médical et industriel, aux sociétés de semences, aux pépinières, aux compagnies de transport, outre la création des premières coopératives pour la transformation et l’industrialisation des produits locaux dont les membres sont des agriculteurs locaux, poursuit le communiqué.


Le programme de l’usage licite du cannabis, lancé par le Maroc à travers la publication de la loi précitée, vise des objectifs fondamentaux comprenant la mise en place d’un cadre légal permettant de développer les circuits d’usage médical et industriel du cannabis conformément aux engagements internationaux du Royaume.


Il est également question de développer l'exploitation des opportunités qu’offre ce marché pour attirer des opérateurs internationaux, le soutien de l’investissement dans la transformation et l’industrialisation des produits extraits du cannabis, ainsi que la réorientation progressive des cultures illégales destructrices de l'environnement vers des activités légales durables et productrices de valeur et d'opportunités d’emploi.


Il s’agit aussi de la préservation du patrimoine national et de sa consolidation, ainsi que de la création d’un système rigoureux de suivi et de contrôle pour empêcher l’arrivée sur le marché du cannabis illégal et de ses dérivés.


Cette réunion s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, de la ministre de l’Économie et des Finances, du ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, du ministre de l’Industrie et du Commerce, du ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation, des représentants des autorités gouvernementales en charge de la santé, de l’eau et de l’environnement, ainsi que des directeurs généraux de l'Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) et de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA).

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