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06.08.2019 à 17 H 21 • Mis à jour le 06.08.2019 à 17 H 21
Par
Turquie

Washington empêchera Ankara d’intervenir dans le nord de la Syrie

Il serait « inacceptable » que l’armée turque intervienne dans le nord de la Syrie et les Etats-Unis feront tout pour empêcher une telle issue, a prévenu mardi le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper.


Cette mise au point intervient au surlendemain d’une déclaration du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a annoncé qu’Ankara conduirait sous peu une opération militaire à l’est de l’Euphrate, une zone contrôlée par des miliciens kurdes soutenus par les Etats-Unis.


Washington arme et soutient les Forces démocratiques syriennes (FDS), essentiellement composées de miliciens kurdes alliées à des combattants arabes et qui ont pris le contrôle de vastes territoires dans le nord-est de la Syrie, chassant les combattants du groupe Etat islamique.


La Turquie, qui a envoyé deux fois son armée dans le nord de la Syrie au cours des trois dernières années, refuse de laisser sa frontière à portée de fusil des FDS, groupe qu’elle associe aux Kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), actif sur son territoire.


Des délégations turques et américaines doivent se rencontrer cette semaine à Ankara pour tenter de réduire les profondes divergences entre les deux pays sur l’objectif et le commandement d’une « zone tampon » dans le nord-est de la Syrie.


Ankara réclame la mise en place d’une zone tampon large de 32 kilomètres (20 miles) dont elle aurait le commandement total. Washington a proposé une première zone démilitarisée large de 5 km, doublée d’une zone sans armes lourdes large de 9 km.


Le gouvernement turc s’agace des faibles progrès effectués sur ce dossier en plusieurs mois de discussions.


« Depuis quelque temps, les forces armées turques se sont déployées à la frontière syrienne. Tous les préparatifs nécessaires à une opération sont achevés », a prévenu un haut responsable à Ankara.


« Clairement, nous pensons que toute action unilatérale de leur part serait inacceptable », a averti de son côté le chef du Pentagone Mark Esper lors d’une visite au Japon.


« Nous allons empêcher ces incursions unilatérales qui menacent les intérêts mutuels que partagent les Etats-Unis, la Turquie et les FDS dans le nord de la Syrie », a-t-il ajouté.


Alliés au sein de l’Otan, la Turquie et les Etats-Unis n’en ont pas moins des relations diplomatiques compliquées, à plus forte raison depuis que Washington a décidé d’écarter Ankara du programme de développement du chasseur F-35 dans la foulée de l’acquisition par l’armée turque de systèmes de défense antimissile russes S-400.

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