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19.04.2018 à 00 H 18 • Mis à jour le 19.04.2018 à 00 H 18
Par
Breloque

L’ex-commissaire tortionnaire Mahmoud Archane médaillé d’or par Christian Chambon au nom du Sénat français

Le fan numéro un du Maroc au Sénat français, Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des armées, était à Rabat fin de semaine dernière pour une visite non annoncée et non publique.


Son déplacement avait en fait une raison bien particulière, il était l’invité de marque le 14 avril aux travaux du 4è congrès du Mouvement démocratique et social (MDS), de l’ex-commissaire Mahmoud Archane, organisé au Théâtre Mohammed V de Rabat.


En fin de cérémonie, il a même réservé une surprise à son hôte : la médaille d’or du Sénat français « pour les actions qu’il mène en vue de consolider les relations entre les deux pays ».


Oublié donc, le passé de tortionnaire du commissaire lorsqu’il officiait en tant que chef du service régional de police au commissariat de Derb Moulay Cherif à Casablanca, le tristement célèbre lieu de détention des opposants au régime de Hassan II.


Le nom de Archane figure d’ailleurs sur une liste d’une trentaine de personnalités accusées notamment en 2001 par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) d’avoir « personnellement participé à des arrestations arbitraires et des actes de torture ».

 

En 2014, le commissaire originaire de Tiflet, dont il a fait le bastion de son parcours en politique, répondait par un livre à ses accusateurs qui mettaient en doute son passé de résistant sous le Protectorat français. Dans « Pour la patrie et pour l’honneur », il fait le procès du déballage de l’Instance équité et réconciliation (IER) : « Avec la mort de Hassan II, une poignée de déçus ont investi le terrain, monopolisé l’information et organisé un battage médiatique à sens unique, sans précédent. Cette minorité très active, trouve dans la presse supposée indépendante un puissant levier pour faire le procès du régime, sans distinction de période », écrivait-il.

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