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01.07.2019 à 16 H 14 • Mis à jour le 01.07.2019 à 16 H 14
Par
Francophonie

«Putsch» à l’APF de Rabat : Guillaume Soro accuse Habib El Malki

Évincé de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) qui s’est tenue à Rabat les 14 et 15 juin, Guillaume Soro, l’ancien premier ministre de Laurent Gbagbo (2007 à 2012) et ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire (2012 à 2019), revient dans un second opus (après celui du 22 juin) sur Facebook sur sa mésaventure en terre marocaine.


Soro qui n’a pas quitté le royaume depuis, multipliant ses rendez-vous, selon nos sources, à Rabat et Marrakech raconte comment, le 14 juin, il s’est rendu compte que Habib El Malki, président de la Chambre des Représentants lui a tourné le dos en faveur d’Amadou Soumahoro, le candidat poussé par Alassane Ouatara pour briguer la présidence de l’AFP



« Je compris subitement qu’un air de coup d’Etat flottait et se précisait dangereusement dans le ciel de la Francophonie (…), je décidai de prendre les devants pour déjouer la machination. Je me rendis immédiatement au Bureau de la Chambre des Représentants du Maroc où je ne tardai point à me rendre compte que les principaux responsables de l’institution m’évitaient par toutes sortes de contorsions », témoigne-t-il.


« -Puis-je parler à monsieur El Malki, Président de la Chambre des Représentants ou à un de ses adjoints ?

–  Euh, Monsieur Soro, M. Malki est en conciliation !

–  Avec qui ?

-… »

 

« Les regards étaient fuyants. Ça sentait le roussi. Lui aussi, Habib El Malki pour qui j’avais tant d’estime en raison de mes liens avec son prédécesseur mon ami Rachid Talbi Alami était-il dans la conjuration ? Tu quoque mi fili ? La célèbre et sinistre phrase de Jules César quand il vit au nombre de ses assassins son propre fils Brutus me vint à l’esprit ! Une vraie forfaiture », poursuit l’ancien rebelle et ex-n°2 du pouvoir ivoirien.


« Je ne pouvais plus compter sur le sieur El Malki, qui préférait avoir affaire à mes collaborateurs français du Bureau plutôt qu’au 1er Vice-président africain de l’APF ! Je m’interroge encore aujourd’hui : si j’avais été un 1er Vice-président suisse, canadien, ou belge quelle aurait été la conduite de M. El Malki ? », ajoute Soro.


Soro arrive alors à la conclusion qu’El Malki « a organisé des conciliabules en catimini avec d’autres » pour l’exclure…


« Les comploteurs avaient réussi à s’associer au Président de la Chambre des Représentants du Maroc, El Malki, pour fouler aux pieds les règles de la Francophonie et mes droits statutaires de Premier Vice-Président de l’APF. Décidément, le fameux gros téléphone et les liasses de billets d’Abidjan avaient produit des effets », accuse Soro.


« Ce qui s’est passé à Rabat relève de l’insolite et de l’humiliation. Humiliation pour toute la nation ivoirienne, humiliation pour les délégations ivoiriennes venues participer à l’Assemblée Régionale Afrique de l’APF à Rabat. Personnellement, j’en ai éprouvé une grande honte. Durant toute ma longue carrière aussi bien gouvernementale que parlementaire (2003-2019), je n’ai jamais connu ni vécu pareil déshonneur pour mon pays et pour ses représentants », s’est désolé Guillaume Soro…

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