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01.04.2016 à 21 H 59 • Mis à jour le 08.04.2016 à 20 H 57
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Contre-enquête

Affaire « Pay to fly » : les non-dits de la Royal Air Maroc

Cockpit d’un simulateur de vol de la Royal Air Maroc. KEN IWELUMO / GLOBAL AVIATION IMAGES
Epinglée par un reportage de France 3, la compagnie aérienne nationale a nié en bloc les propos tenus par une représentante d’un cabinet de placement lituanien de pilotes en « Pay to fly » filmée en caméra cachée. La RAM décide de poursuivre la chaine de télévision publique française pour diffamation, mais se défausse sur le fond de cette pratique contestée. Le Desk souligne les zones d'ombre d'une affaire litigieuse.

Depuis sa diffusion sur France 3, le 23 mars dernier, l’émission « Pièces à conviction » consacrée au « Pay to fly », une pratique qui consiste à faire payer un pilote stagiaire pour qu’il puisse faire valoir des heures de vols sur une compagnie établie, a suscité une vive polémique au Maroc. La compagnie nationale Royal Air Maroc a été citée dans le reportage comme acceptant des pilotes étrangers inexpérimentés sans « exiger des évaluations préalables ».

 

Dans un communiqué diffusé aux médias le 28 mars, la Royal Air Maroc a démenti catégoriquement ce qu’elle considère comme des « allégations mensongères sur ses processus de sélection ». La compagnie envisage des poursuites judiciaires, sans préciser pour autant si celles-ci seront menées contre les réalisateurs du reportage ou le cabinet de placement lituanien qui se déclare partenaire de la RAM dans un programme « Pay to fly ». D’autant que la RAM affirme n’avoir « jamais collaboré avec ledit cabinet ». Selon une source autorisée de la RAM, la compagnie a finalement décidé de poursuivre France 3 devant la justice hexagonale.

 

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