Affaire « Pay to fly » : les non-dits de la Royal Air Maroc
Cockpit d’un simulateur de vol de la Royal Air Maroc. KEN IWELUMO / GLOBAL AVIATION IMAGES
Depuis sa diffusion sur France 3, le 23 mars dernier, l’émission « Pièces à conviction » consacrée au « Pay to fly », une pratique qui consiste à faire payer un pilote stagiaire pour qu’il puisse faire valoir des heures de vols sur une compagnie établie, a suscité une vive polémique au Maroc. La compagnie nationale Royal Air Maroc a été citée dans le reportage comme acceptant des pilotes étrangers inexpérimentés sans « exiger des évaluations préalables ».
Dans un communiqué diffusé aux médias le 28 mars, la Royal Air Maroc a démenti catégoriquement ce qu’elle considère comme des « allégations mensongères sur ses processus de sélection ». La compagnie envisage des poursuites judiciaires, sans préciser pour autant si celles-ci seront menées contre les réalisateurs du reportage ou le cabinet de placement lituanien qui se déclare partenaire de la RAM dans un programme « Pay to fly ». D’autant que la RAM affirme n’avoir « jamais collaboré avec ledit cabinet ». Selon une source autorisée de la RAM, la compagnie a finalement décidé de poursuivre France 3 devant la justice hexagonale.
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