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14.04.2016 à 17 H 57 • Mis à jour le 14.04.2016 à 17 H 58
Par
Armement

L’hélicoptériste américain Bell cherche à vendre son ultime cobra aux Forces armées royales

L’hélicoptère d’attaque Bell AH-1Z Viper. Image d’artiste. AARON HUNWICK.
Annoncé au Marrakech Air Show, le constructeur américain d'hélicoptères Bell joue des coudes pour décrocher un contrat portant sur un nombre encore indéterminé d’hélicoptères d'attaques AH-1Z Viper avec le Maroc.

Selon des sources proche de l’armée, le constructeur américain d’hélicoptères Bell joue des coudes pour décrocher un contrat portant sur un nombre encore indéterminé d’hélicoptères d’attaques AH-1Z Viper avec le Maroc. Doug Wolfe, vice-président des affaires militaires internationales de la compagnie sera présent fin avril au Marrakech Air Show pour défendre le modèle préconisé par Bell aux Forces armées royales qui cherchent à s’équiper de ce type d’engins pour combler un retard tactique dans ce segment de défense. « En plus d’une représentation commerciale à Marrakech, nous aurons aussi nos experts sur nos produits militaires présents sur le salon. Ils seront là pour discuter des possibilités pour l’hélicoptère le plus avancé au monde pour le Maroc et les besoins défensifs et de sécurité en Afrique du Nord », a déclaré Andy Woodward, porte-parole de la branche militaire de Bell. 

Comme le Pakistan et le Corps des Marines

S’il opte pour ce modèle, le Maroc rejoindra notamment le Pakistan qui est le premier client international pour la version du Bell AH-1Z. Une version que le Corps des Marines américain achète dans le cadre de son programme de mise à niveau pour remplacer les actuels AH-1W Super Cobra d’ici 2020.

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L’ultime version du célèbre Cobra est équipée d’une nouvelle motorisation :  le General-Electric T700-GE-401, et d’une nouvelle avionique, qui incorpore un FLIR de troisième génération et fournit actuellement, une des plus longues portées du marché. En outre, le système complètement passif et automatique de balayage du champ de bataille, permet d’identifier et suivre des cibles multiples à des distances au-delà de la portée maximale de son système d’armes. L’AH-1Z permet l’usage varié d’un armement complet comme les AGM-114 Hellfire, des roquettes de 70mm et des missiles air-air AIM-9  Sidewinder. Le poste de pilotage rénové comprend des écrans couleurs de grandes tailles, multifonctionnels et combinés avec la technologie de cartes interactives.

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L’arrivée de ces nouveaux appareils permettra à l’armée marocaine de renforcer ses capacités opérationnelles dans les zones difficiles d’accès, mais pour le moment les FAR hésitent encore à faire un choix entre l’appareil proposé par Bell et l’AH-64 Apache de Boeing. Selon des sources proches de l’armée, les FAR ont estimé leurs besoins immédiats à une dizaine d’hélicoptères d’attaque. A 30 millions de dollars l’unité pour le modèle de Bell, la facture est salée, d’autant qu’il faut ajouter au panier le lot de missiles Hellfire…Aussi, il est davantage probable qu’une première commande revue à la baisse de quatre à cinq unités, puisse être actée au courant de cette année. L’option d’achat de matériel chinois ou russe, moins onéreux étant, selon nos sources, écartée.

Bell affiche des résultats financiers décevants

Une commande marocaine de l’AH1Z serait une bonne nouvelle pour l’hélicoptériste dont les revenus de la division Bell Helicopter ont baissé de 60 millions de dollars, soit 7 %, et les profits ont chuté de 21 % au dernier trimestre 2015. L’entreprise basée au Texas a décidé de réduire une partie de ses effectifs par la réduction de la production de l’hélicoptère militaire V-22 et la lente reprise dans le secteur commercial. Selon la presse américaine, Bell Helicopter ajoute avoir constaté une réduction de la vente de pièces de remplacement et dit ressentir les effets de la baisse des dépenses décrétée par le gouvernement américain.


La baisse marquée des investissements dans l’industrie pétrolière, due à la chute du prix du pétrole, a fait diminuer les commandes d’hélicoptères, selon le porte-parole de Textron, maison-mère de Bell, cité par la presse canadienne. Ce dernier ajoute que la faiblesse de l’économie dans plusieurs pays a également fait baisser la demande d’hélicoptères de taille moyenne, utilisés pour le transport de hauts dirigeants d’entreprises et pour les services de sauvetage.