Interdictions en série de l’AMDH : chronique d’une obsession d’Etat
Membres de l’AMDH protestant contre les restrictions du gouvernement à l’encontre de l’association, le 16 novembre 2014, à Rabat. AFP
Le 11e congrès de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) aura bien lieu. Il s’ouvre à partir d’aujourd’hui à Bouznika et non sans mal puisque l’association a rencontré plusieurs embuches sur son chemin comme l’impossibilité d’utiliser tout simplement des salles publiques, signe d’une interdiction non-annoncée, preuve que les relations restent toujours très tendues entre l’AMDH et le pouvoir.
Tout a commencé un certain 15 juillet 2014, quand le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad est venu au Parlement pour pointer du doigt les associations des droits de l’Homme en les accusant d’être financées par l’étranger dans le but de nuire à l’image du Maroc en préparant des rapports contre les intérêts du pays.
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