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23.08.2016 à 22 H 19 • Mis à jour le 23.08.2016 à 22 H 19
Par
Turquie

Washington confirme avoir été saisi de l’extradition de Gülen, mais sans lien avec le putsch

Le prédicateur turc exilé aux Etats-Unis est visé par un mandat d’arrêt l’accusant d’être le cerveau du coup d’Etat manqué du 15 juillet. Ankara réclame son extradition. Le sujet dominera la visite du vice-président américain en Turquie ce mercredi. REUTERS
Les États-Unis ont fini par confirmer mardi qu’ils avaient bien été saisis d’une demande «formelle» par la Turquie d’extradition de l’ex-imam Fethullah Gülen, mais en précisant que cette requête n’était pas liée au coup d’État avorté de la mi-juillet.

Les Etats-Unis ont fini par confirmer, mardi 23 août, qu’ils avaient bien été saisis d’une demande « formelle » par la Turquie d’extradition de l’ex-imam Fethullah Gülen, mais en précisant que cette requête n’était pas liée au coup d’Etat avorté de la mi-juillet.



« Nous avons reçu une demande formelle d’extradition mais qui ne se rapporte pas à la tentative de coup d’Etat », a insisté le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, sans donner aucune explication sur le contenu du recours diplomatique et juridique d’Ankara.


Une épine dans les relations avec Washington

Cela fait des semaines que la Turquie affirmait avoir déposé une demande d’extradition contre Gülen, réfugié depuis 1999 aux Etats-Unis et qu’elle accuse d’être derrière le putsch raté du 15 juillet. Washington semblait depuis traîner des pieds face à la pression d’Ankara, affirmant ne pas avoir reçu de demande « formelle » et attendant des « preuves » de l’éventuelle responsabilité du prédicateur musulman.


La confirmation du département d’Etat intervient alors qu’une délégation des ministères américains des Affaires étrangères et de la Justice devait s’entretenir mardi et mercredi avec les autorités turques sur le cas de Gülen. Le vice-président américain Joe Biden est attendu mercredi à Ankara.


L’ex-imam âgé de 75 ans, exilé volontaire aux Etats-Unis, a nié fermement toute implication dans le coup de force. L’affaire a encore envenimé les relations déjà refroidies depuis des mois entre les deux alliés américain et turc au sein de l’Otan.


Avec AFP