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25.09.2016 à 02 H 27 • Mis à jour le 25.09.2016 à 02 H 27
Par
Législatives 2016

A la veille des élections, Transparency Maroc déplore des mesures « cosmétiques » contre la corruption

Fouad Abdelmoumni, SG de Transparency Maroc à l’origine de l’appel en faveur d’un moratoire pour Danone. DAVID RODRIGUES / LE DESK
L’antenne locale de l’ONG internationale estime que, ni les termes de la Constitution de 2011, ni les engagements pris dans les programmes électoraux et le programme gouvernemental n’ont été concrétisés. Une responsabilité partagée par l’Etat et l’ensemble des acteurs politiques

A la veille des législatives du 7 octobre, Transparency Maroc a déploré dans un communiqué l’absence de « progrès significatifs » dans la lutte contre la corruption dans le pays, estimant « l’ensemble de la classe politique responsable de cet échec ».

 

L’ONG souligne « le refus de publier les résultats détaillés des scrutins antérieurs dans un délai raisonnable (qui en entache gravement la crédibilité) et l’attitude de tolérance à l’égard de l’utilisation massive de l’argent dans le processus électoral montrent l’absence de rupture avec le système de corruption existant »


Pas d’avancées significatives depuis la Constitution de 2011

Transparency Maroc interpelle l’Etat, la majorité sortante, les élites partisanes et l’administration du pays, sur « l’absence de progrès significatifs dans la résorption de la corruption » depuis l’adoption de la Constitution de 2011, ce qui confirme « la faible volonté de lutter contre la corruption », l’antenne marocaine de l’ONG internationale. Celle-ci regrette l’abandon de plusieurs textes et projets législatifs.


Lire aussi : Abdelmoumni : « Il n’y a pas une volonté politique forte pour éradiquer la corruption »


Le gouvernement de coalition dirigé par les islamistes du PJD avait lancé en mai 2016 une stratégie de lutte contre la corruption avec dix programmes cadre et des projets dans différents secteurs. La lutte contre la corruption avait été l’un de leurs principaux thèmes de campagne aux élections législatives de 2011 qu’ils ont remportées.


« Le mal de la corruption est trop grave pour continuer à le traiter de manière cosmétique » , ajoute Transparency, qui appelle les partis marocains à « exprimer » leur engagement clair « de mettre en œuvre immédiatement la stratégie nationale de lutte contre la corruption«  .


En 2014, le Maroc figurait à la 80e place du baromètre mondial de la corruption établi par Transparency International, sur 175 pays, avec un indice de 39 sur 100 (pour 92 pour le Danemark, 1er de ce classement). Un résultat signifiant « une corruption endémique et généralisée », alors que le pays devancé dans ce classement par 13 pays africains et 8 pays du Moyen-Orient.


Avec AFP