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17.01.2017 à 01 H 24 • Mis à jour le 17.01.2017 à 09 H 33
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Tractations secrètes

Gambie: Mohammed VI pourrait offrir l’asile au Maroc à Yahya Jammeh

Le président sortant gambien Yahya Jammeh au pouvoir en Gambie depuit 22 ans a perdu l’élection présidentielle du 1er décembre, mais refuse de quitter de pouvoir. MARCO LONGARI / AFP
Nasser Bourita, diplomate des missions sensibles et Yassine Mansouri, le chef des services secrets extérieurs mènent une mission délicate à Banjul : persuader le dictateur de Banjul d’accepter sa défaite aux élections contre l'éventualité d'une retraite dorée au Maroc

Médiation discrète et de la dernière chance que celle du Maroc auprès de Yahya Jammeh, après l’échec de l’initiative du Nigeria et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).


Depuis quelques jours, Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères et Yassine Mansouri, chef du renseignement extérieur (DGED) tentent de persuader l’homme fort de Banjul de céder le pouvoir et d’accepter de nouveau le résultat des élections. En échange, le royaume accepterait de le recevoir en exil, selon plusieurs sources diplomatiques concordantes.


Une option que le gouvernement nigérian lui offrait aussi afin que son rival, Adama Barrow puisse être officiellement déclaré président de la Gambie. Une possibilité d’accueil qui ne serait pas accompagnée des mêmes garanties que celles du Maroc, dit-on auprès de certaines chancelleries.


Lire aussi : Gambie : la volte face de Yahya Jammeh après avoir pourtant reconnu sa défaite


Les deux émissaires de Mohammed VI comptent sur un atout primordial : les bonnes relations que Rabat entretient historiquement avec la Gambie, ce qui donne du crédit à cette médiation délicate. Le roi avait visité ce petit pays d’Afrique de l’Ouest enchâssé dans le Sénégal en 2006, mais avant lui, Hassan II était intervenu en 1981 dans le conflit militaire qui avait opposé Dakar à Banjul.


Une carte à jouer pour le roi à la veille du sommet de l’UA

Yahya Jammeh s’est rangé du côté du Maroc en paraphant le document réclamant à l’Union africaine d’annuler l’adhésion de la « RASD » à l’organisation panafricaine. Une position qui lui a valu les remerciements appuyés de Rabat et une promesse de soutien en cas de coup dur.


Une course contre la montre s’est engagée pour les envoyés du roi. Leurs efforts doivent aboutir avant le 19 janvier. Le Maroc demeure discret sur cette initiative ne voulant rien annoncer officiellement à quelques jours de la tenue du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba durant lequel le Maroc tente son grand retour.


Une réussite diplomatique en Gambie assurerait au roi Mohammed VI un statut de faiseur de paix appréciable, lui qui compte assister personnellement au conclave de l’UA en Ethiopie.