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21.03.2017 à 00 H 03 • Mis à jour le 21.03.2017 à 00 H 03
Par
Crise des migrants

Une femme et son nourrisson de cinq jours en instance d’expulsion

La zone de transit et d’attente de l’aéroport Mohammed V de Casablanca. DR
Pour le GADEM, les autoritaires marocaines ont violé la loi n°02-03 relative à l’entrée et le séjour des étrangers qui protège les enfants et les femmes enceintes contre toute mesure d’éloignement

Une mère et son nourrisson de cinq jours sont sur le point d’être expulsés du territoire marocain. « C’est une nouvelle situation aberrante dans la zone d’attente de l’aéroport de Casablanca », s’indigne le Groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), dans un communiqué. D’après les informations obtenues par le GADEM, le lundi 20 mars 2017, la mère et son enfant font toujours l’objet d’une décision de reconduite à la frontière, « elle n’a jamais  reçu de notification écrite de la décision administrative d’éloignement », précise cette ONG.


L’aéroport Mohammed V, « une zone de non droit » ?

Cette histoire rocambolesque commence le 11 mars 2017, Mme Mandika, enceinte de 9 mois, était en transit à l’aéroport Mohammed V de Casablanca au Maroc en partance pour Berlin, quand la police aux frontières a décidé de la maintenir en zone d’attente dans l’intention de la renvoyer, le jour même, dans son pays d’origine, la République démocratique du Congo (RDC), au motif d’une « falsification » de son visa Schengen pour l’Allemagne.


En raison de l’imminence de son accouchement, la compagnie aérienne a refusé son embarquement et a demandé son transfert en urgence à l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca où elle a été placée sous surveillance policière. Elle a accouché deux jours plus tard.


Pour le GADEM, les autoritaires marocaines ont violé la loi n°02-03 relative à l’entrée et le séjour des étrangers qui protège les enfants et les femmes enceintes contre toute mesure d’éloignement.


Le GADEM s’insurge contre ces pratiques qui semblent devenir monnaie courante et qui font de la zone d’attente « une zone de non droit ». D’ailleurs, le GADEM demande « la mise en place d’un mécanisme indépendant de contrôle des décisions de maintien en zone d’attente, des conditions d’hébergement et de renvoi ».


Pour rappel, la semaine dernière une décision similaire avait déjà été prise à l’encontre d’une mineure originaire de RDC.