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24.04.2017 à 19 H 08 • Mis à jour le 24.04.2017 à 19 H 10
Par
PJD-Gouvernement

Driss Azami, hologramme de Benkirane à la Chambre des représentants

Driss Azami, ex-chef du groupe parlementaire du PJD lors de sa déclaration de soutien au gouvernement El Otmani devant la Chambre des représentants le 24 avril 2017. PJD
Lors d’une déclaration porteuse de multiples messages à l’adresse du gouvernement, le maire de Fès, fidèle lieutenant de Benkirane et chef du groupe parlementaire du PJD, a exprimé un soutien conditionnel au gouvernement El Otmani. Une première sortie « d’appui critique » qui montre à quel point l’ancien chef du gouvernement garde la main sur les orientations du parti

Après avoir décliné son programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement, le chef du gouvernement, Saadeddine El Otmani, est revenu ce lundi 24 avril devant la Chambre des représentants à l’occasion du démarrage du processus du vote de la déclaration de politique générale du gouvernement, sur laquelle El Otmani et ses ministres seront interpellés durant les cinq prochaines années.


Un doute planait sur un soutien franc et massif du groupe parlementaire du PJD dirigé par Driss Azami, connu pour son indéfectible soutien à Abdelilah Benkirane. Celui-ci a tenu à exprimer son « soutien » à l’exécutif, tout en marquant une certaine distance avec le gouvernement auquel il a insisté pour prodiguer ses bons conseils. Une manière de dire que le groupe qu’il mène jouera un rôle de scrutateur des actions du cabinet El Otmani dont on sait le peu de latitude à décider sur les dossiers les plus stratégiques dévolus à la frange technocratique du gouvernement.

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Dans sa déclaration d’appui, Azami a passé en revue la période « difficile » des tractations ayant mené à l’échec de Benkirane qualifiant sa mise à l’écart de « moment douloureux ». Tenant d’une ligne critique, il a tenu à exprimer les regrets de son camp de voir se constituer un gouvernement pour lequel de parti a du faire des « concessions » et marqué un point de divergence notoire avec les intentions de Mohamed Hassad de mettre à plat le contenu pédagogique des manuels de l’éducation islamique, comme le relève Yabiladi. Le chantier de l’éducation est la « clé de toute réforme (… ) l’amélioration de la qualité des ressources humaines et leur promotion sont à la base de tout effort réel de développement », a justifié l’ancien ministre du Budget pour asséner quelques piques à Hassad estimant ses velléités “d’anti-constitutionnelles” . 


Cette précision particulière montre à quel point le parti de la lampe désire garder ses positions intactes sur les sujets ayant traits au modèle de société qu’il défend bec et ongles. Dans ses dernières sorties auxquelles a d’ailleurs participé avec ostentation Azami, Benkirane avait sonné la charge contre le nouveau ministre de l’Education, l’accusant d’être tenté d’appliquer au champ de l’enseignement public des mesures « sécuritaires ».


Demain, le chef du gouvernement sera à la Chambre des conseillers pour le même exercice.