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15.04.2017 à 23 H 49 • Mis à jour le 15.04.2017 à 23 H 50
Par
Gouvernement

Benkirane ouvre les hostilités contre Hassad sur la gestion de l’Education

Abdelilah Benkirane ne semble pas disposé à appliquer à lui-même les conseils de tempérance qu’il avait prodigués à ses troupes vis-à-vis du nouveau gouvernement. Preuve en est sa violente charge contre Mohamed Hassad à propos de sa ferme volonté affichée de réviser certains contenus controversés des manuels scolaires qui avaient suscité la polémique sous le mandat de Rachid Belmokhtar.


A l’occasion d’une réunion avec les groupes parlementaires du PJD, le secrétaire général a prévenu l’ancien ministre de l’Intérieur désormais en charge de l’Education des conséquences « néfastes » d’une telle initiative, l’accusant de « jouer avec le feu », a rapporté ce samedi 15 avril le site Al Yaoum24.


Benkirane a dénoncé la célérité de Hassad qui a tenu une réunion avec le bureau de l’Association marocaine des enseignants de philosophie alors que le gouvernement El Otmani n’a pas encore présenté sa feuille de route gouvernementale ni obtenu le vote de confiance du Parlement a souligné Yabiladi, qui a relevé cette crise naissante entre le PJD et l’un des ministres technocrates du nouvel Exécutif.


Autre point de contentieux mis en exergue par l’ancien chef du gouvernement, la détermination du ministre encarté MP de réviser les manuels d’éducation islamique sans même consulter le corps enseignant de cette matière. Or, rappelle Yabiladi, « l’Association des enseignants de l’éducation islamique, très proche du PJD (…) avait (…) pris la tête, en juin 2016, d’une campagne hostile à un projet de la tutelle visant à rebaptiser leur matière sous le vocable « éducation religieuse ».


Benkirane a rappelé à cette occasion que Hassad devrait se garder de vouloir appliquer les recettes sécuritaires empruntées de l’Intérieur dans la conduite des dossiers de l’Education nationale. Un épisode qui marque une réminiscence du bras de fer entre islamistes et pouvoir central sur ces questions nodales relatives à l’Enseignement, notamment les passes d’armes entre l’ancien chef du gouvernement et son ministre Belmokhtar sur la réforme du secteur qui avait vu le PJD contraint de faire marche arrière.

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