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11.05.2017 à 13 H 50 • Mis à jour le 11.05.2017 à 13 H 53
Par et
Bilan

Al Hoceima : le wali Yacoubi défend les projets en cours et critique les contestataires

Le Wali Mohamed Yaakoubi lors d’une cérémonie à Tanger. DR
Dans un entretien donné à l’agence officielle MAP, le wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mohamed Yacoubi, qualifiant de « colossal » l’effort consentis par l’Etat pour renforcer l'attractivité de la province et améliorer le quotidien de sa population. Un bilan qu’il chiffre à 25 MMDH en 12 ans. Il appelle à une « mobilisation de tous », et critique « le dénigrement » du « groupe de personnes » qui mènent les manifestations

Quelque 25 milliards de dirhams ont été investis en l’espace de 12 ans dans le cadre des différents programmes de développement lancés au niveau de la province d’Al Hoceima, a affirmé le wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mohamed Yacoubi, qualifiant de « colossal » l’effort consentis par l’Etat pour renforcer l’attractivité de la province et améliorer le quotidien de sa population.


Outre l’ambitieux programme de développement spatial de la province d’Al-Hoceima (2015-2019), baptisé Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit, plusieurs autres programmes sont en cours dont celui relatif à la réduction des disparités territoriales qui mobilise un peu moins de 2 MMDH, a-t-il précisé dans un entretien accordé à la MAP, où il revient en détail sur les projets de développement socio-économiques, éducatifs, sportifs, touristiques et d’infrastructure lancés par le roi Mohammed VI dans la ville.


Une série de programmes et projets en cours

Ces deux seuls programmes combinés se chiffrent à près de 9 MMDH. « C’est énorme au regard de la période restreinte », a t-il insisté.


En ce qui concerne la santé, outre cinq centres en construction et 24 en cours de réhabilitation, la ville d’Al Hoceima se dotera très bientôt d’un grand centre hospitalier provincial (250 millions de dirhams), les travaux ayant déjà été lancés, a souligné Yacoubi.


Un autre grand hôpital devant ouvrir ses portes à Imzouren à la fin de l’année en cours, renforcera l’infrastructure sanitaire dans la province, a-t-il fait savoir.


Les secteurs de l’éducation et de la formation ne sont pas en reste. Trois établissements de formation professionnelle démarreront cette année à Beni Bouayach, Issagen et Targuist. Ils viennent s’ajouter à d’autres déjà opérationnels, à plusieurs écoles spécialisés et à la Faculté des Sciences et Techniques d’  Al Hoceima.


Pas moins de 600 classes en préfabriqué seront remplacées, en plus d’opérations de réaménagement dans plusieurs écoles et internats.


Pour remédier au déficit en matière de ressource en eau, un barrage (1,3 MMDH), qui servira à la fois à l’alimentation en eau potable et à l’irrigation, sera réalisé en dehors des deux programmes précités. La construction d’une station de dessalement de l’eau de mer démarrera dans ce cadre le mois prochain.


Le wali n’a pas omis également de souligner l’importance des projets agricoles prévus dans le cadre d’Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit. Il a fait état notamment de la plantation de 12 000 hectares d’arbres fruitiers, au vu du grand succès de cette filière au niveau de la province.


Pour promouvoir le sport dans la région, une nouvelle Cité sportive est prévue à Ait Kamra. Le Wali cite également dans ce cadre le grand stade d’Al Hoceima, la piscine olympique et des salles couvertes outre plus de 30 terrains de proximités dont 15 sont en cours de réalisation.


Yacoubi a également évoqué le parachèvement du programme de mise à niveau de la ville d’Al Hoceima et des centres de Targuist, Beni Bouayach, Ajdir et Imzouren (eau, électricité, voirie et assainissement). Quinze autres centres ruraux émergents nécessiteront des efforts de qualification similaires.


Des projets de lutte contre les inondations et de construction de décharges publiques, de pistes et d’infrastructures routières structurants sont en cours de réalisation ou en phase de lancement. Le wali a cité à ce titre la route qui reliera Targuist à Cala-Iris, qui facilitera l’accès direct à la rocade méditerranéenne pour une grande partie de la population.


S’agissant de la promotion de l’investissement et de l’emploi, Yacoubi a indiqué qu’un effort colossal a été fourni depuis des années à Al Hoceima à la faveur de la sollicitude royale pour rendre la région attractive.


Des hôtels, la rocade méditerranéenne, l’extension du port et de l’aéroport, la construction du port de plaisance, de la gare maritime et de la zone industrielle d’Ait Kamra, ainsi que des sites touristiques et résidentiels (Badis, Souani, Sidi Abed) sont autant d’initiatives engagées par les pouvoirs publics pour rendre cette ville attrayante et compétitive.


Une implication de tous est requise, selon Yacoubi

« Ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est l’implication de tous (population, élus et services extérieurs) pour promouvoir la destination au lieu de la dénigrer comme le fait un groupe de personnes (les meneurs des manifestations, ndlr), pour qui la promotion de l’emploi à Al Hoceima reste le dernier souci », a estimé Yacoubi.


Lire aussi : Al Hoceima : un concert de casseroles pour maintenir la pression sur l’Etat


« Les investissements des pouvoirs publics ont été conçus dans le cadre d’une stratégie intégrée visant en premier lieu à ériger la ville d’Al Hoceima en véritable locomotive de toute la zone », a-t-il souligné, mettant l’accent sur la grande valeur ajoutée que le port Nador West-Med devrait apporter à la province en matière d’emploi.


« Vouée à un avenir prometteur, la ville d’Al Hoceima a besoin désormais, comme c’est le cas des autres régions du royaume, de booster ses efforts de marketing pour attirer plus d’investissements », a conclu le wali.


L’image d’une ville d’Al Hoceima « en feu » véhiculée par certains médias et sur les réseaux sociaux relève de « la pure intox », destinée à induire le grand public en erreur et à minimiser les efforts de développement colossaux consentis par l’Etat ces dernières années, a affirmé le wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mohamed Yacoubi.


« Il existe bel et bien des manifestations à Al Hoceima comme dans d’autres villes du Royaume et dans tous les pays démocratiques, mais les ouvriers de l’agitation tentent de donner une fausse image de la ville et répondre au cahier des charges des promoteurs de ces manifestations », a expliqué Yacoubi dans un entretien à la MAP. Il s’agit d’une ville qui « fonctionne, les habitants vaquent à leurs préoccupations de même que les institutions travaillent normalement », a-t-il rassuré.


L’un des aspects les plus flagrants de cette désinformation continue reste le fameux décret de 1958 qui définissait Al Hoceima comme une zone militaire, explique le wali. Ce dahir n’est plus en vigueur depuis 1959, a précisé Yacoubi. « Il s’agit là d’une malhonnêteté pure en citant le décret tout en ignorant la succession de textes approuvés qui l’on suivi portant annulation du caractère militaire pour la zone d’Al Hoceima », a-t-il relevé, dénonçant « le nihilisme des meneurs du mouvement ».


« Cette malhonnêteté est d’autant plus flagrante qu’ils ont fait inscrire sur leur dossier revendicatif des actions et des projets déjà programmés dans le cadre du plan lancé par le roi Mohammed VI en 2015 », a-t-il fait savoir.