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16.05.2017 à 18 H 04 • Mis à jour le 16.05.2017 à 18 H 04
Par
Maghreb

Le chef du patronat algérien épinglé à son tour par les Panama Papers

Ali Haddad, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) SIDALI DJARBOUB / NEW PRESS /TSA
La liste des personnalités algériennes détentrices de sociétés et comptes offshore continue de s'allonger. Les archives du cabinet Mossak Fonseca éventées dans le cadre des Panama Papers révèlent que le patron des patrons algériens est le bénéficiaire d’une compagnie immatriculée aux îles Vierges britanniques

Ali Haddad, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), « apparaît comme le bénéficiaire économique d’une compagnie enregistrée par Mossack Fonseca en novembre 2004 aux îles Vierges britanniques », affirme le journal français Le Monde. L’  investigation est signée par le journaliste algérien Lyas Hallas. Elle a été publiée ce mardi 16 mai dans le cadre de l’enquête mondiale sur les Panama Papers, les fameux documents et courriels obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sur lesquels ont travaillé plus de 100 rédactions (dont Le Desk)


Lire aussi :  Panama Papers : nouvelles révélations sur le fils de l’ancien PDG de Sonatrach


Cette société, spécialisée dans les investissements immobiliers, appelée, Kingston Overseas Group Corporation (KOGC), est « administrée par son fondé de pouvoir, Guy Feite, un Français établi au Luxembourg  », poursuit le journal qui se base sur les documents issus de l’enquête Panama papers. Guy Feite a déjà été cité par le même journal lors de la publication de l’enquête sur Abdesselam Bouchoureb. Car c’est le même qui gère la société offshore au Panama pour le compte du ministre de l’Industrie et des Mines.



Selon Le Monde, la KOGC «  dispose d’un compte ouvert dans une agence de la banque HSBC située dans le luxueux quartier de Knightsbridge, dans le centre de Londres ». Citant des documents en sa possession, le journal indique que le « revenu déclaré au titre de l’année précédant l’ouverture du compte, en février 2008, était de 67 000 livres sterling (environ 88 000 euros à l’époque) et le revenu prévu pour les douze mois suivant l’ouverture du compte était de 2,43 millions de livres sterling ».


« Avant l’ouverture de ce compte, une autre compagnie gérée par Guy Feite, Campbell Management Inc., a été désignée pour administrer KOGC », poursuit le quotidien qui ajoute que la société de Ali Haddad gère elle-même une autre compagnie offshore, panaméenne « fournie par Mossack Fonseca à Guy Feite ». Il s’agit de Markham Financial Services Corp.


Le 23 avril 2009, cette société a été elle aussi « associée dans une autre coquille vide domiciliée au Nevada, aux États-Unis » et appelée « Marbury International Business Group LLC ». « Le montage est parfait et le nom du patron du groupe ETRHB Haddad n’est apparu qu’à l’occasion d’un inventaire réalisé par Mossack Fonseca, qui a contraint Guy Feite à communiquer dans un courriel datant du 13 avril 2010 les noms des bénéficiaires économiques de quelque 70 compagnies administrées par sa société, la Compagnie d’étude et de conseil (CEC) », révèle Le Monde.


Lire aussi : La fille du premier ministre algérien dans une société offshore liée à l’affaire Sonatrach


Les documents étudiés par les journalistes révèlent également que la sous-traitance à laquelle a eu recours le groupe ERTHB Haddad notamment en ce qui concerne le « raccordement de la station de dessalement de Tafsout Honaine au réservoir de Lalla Setti, dans la wilaya de Tlemcen, et au projet de dérivation des eaux de l’oued Al-Harrach, dans la wilaya d’Alger, a donné lieu au transfert de plusieurs millions de dollars à l’étranger ».


Interrogé par TSA, Ali Haddad a répondu : « Je ne suis pas au courant de ces sociétés offshore et celui qui veut écrire est libre de le faire ».