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23.05.2017 à 12 H 36 • Mis à jour le 23.05.2017 à 12 H 36
Par
Politique

Le PJD diverge du gouvernement dans l’affaire des « louangeurs d’actes terroristes »

Abdelilah Benkirane, SG du PJD. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
La nouvelle stratégie du PJD est de montrer son indépendance par rapport à la coalition gouvernementale menée par Saadeddine El Otmani. Une manière de souligner que le parti et ses bases, liées au MUR, ne cautionnent pas la politique du chef du gouvernement, bien qu’il soit un cador du parti de la lampe

Tout comme dans le dossier des salafistes emprisonnés dans le sillage des attentats du 16-Mai et qui réclament aujourd’hui une révision de leur procès 14 ans après les faits, le PJD adopte « une stratégie de la rue » en porte-à-faux avec le gouvernement El Otmani en réclamant la libération de ses jeunes détenus pour apologie du terrorisme dans l’affaire de l’ambassadeur russe exécuté à Ankara.


Sept personnes, pour la plupart sympathisants ou militants du PJD, ont été poursuivies en janvier dernier par le parquet antiterroriste de Salé avec pour chef d’inculpation principal « l’apologie du terrorisme ». Ils ont été jugés en vertu de la loi antiterroriste promulguée à l’origine dans le contexte ultra-sécuritaire de l’après 16-Mai


« Dans une parfaite coordination, des membres du parti de la Lampe et du Mouvement unicité et réforme (MUR) ont organisé, hier après-midi, un sit-in devant le siège du Parlement. Des députés et des membres de l’Organisation Attajdid Attolabi, bras estudiantin du MUR, y étaient également présents », relate Yabiladi.


La patte de Benkirane, chef de l’appareil PJD

Les manifestants ont scandé des slogans fustigeant le communiqué du 22 décembre 2016 par lequel Mohamed Hassad, alors ministre de l’Intérieur et Mustapha Ramid qui présidait au destinées de la Justice, avaient conjointement chargé quelques membres et sympathisants du PJD accusés d’avoir « exalté » sur les réseaux sociaux l’assassinat du diplomate russe.


La nouvelle stratégie du PJD à travers ces cas est de montrer son indépendance par rapport à la coalition gouvernementale menée par Saadeddine El Otmani. Une manière de souligner que le parti et ses bases, liées au MUR, ne cautionnent pas la politique du chef du gouvernement, bien qu’il soit un cador du parti de la lampe.


Certains y voient évidemment la patte de Abdelilah Benkirane qui a toujours défendu l’idée que les poursuites engagées contre ses sympathisants, très actifs sur les réseaux sociaux, ont été motivées avant tout par le contexte du bras de fer qu’il avait engagé du temps où il était chef du gouvernement désigné…