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23.05.2017 à 11 H 38 • Mis à jour le 23.05.2017 à 11 H 38
Par
Liberté de la presse

Reporters sans frontières présente au procès de Monjib et consorts le 24 mai

Hicham Mansouri et Maâti Monjib. ABDELJALIL BOUNHAR
Reporters sans frontières (RSF), qui sera présente à Rabat le 24 mai, demande l’abandon des charges qui pèsent contre Maati Monjib et six autres « journalistes et défenseurs des droits de l’Homme », poursuivis entre autres pour «atteinte à la sécurité de l’État »

Ce 24 mai 2017, la nouvelle audience dans le procès de Maati Monjib et de six autres activistes, qui comparaîtront en tant que personnes libres, se tiendra à Rabat.


« Les sept accusés –  Maati Monjib, Samad Ayach, Maria Moukrim, Rachid Tarik et Hicham El Mansouri, sont des journalistes ou des contributeurs réguliers dans des médias marocains », qui a ce titre, sont défendus par l’ONG internationale Reporters sans frontières (RSF).


« Tous sont membres de l’Association marocaine du journalisme d’investigation (AMJI). Ils sont poursuivis notamment pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et pour « financement étrangers illégaux », après l’organisation en 2015 de formations sur le journalisme d’investigation », rappelle RSF dans un communiqué.


Lire aussi  notre Grand Angle : Maâti Monjib, le procès d’une obsession d’Etat


Hicham Khreibchi, connu sous le nom de Hicham Al-Miraat, ancien directeur de l’Association des droits numériques (ADN) et Mohamed Essabeur, président de l’Association marocaine pour l’éducation de la jeunesse (AMEJ) sont eux aussi poursuivis.


« Si les charges sont confirmées, ils risquent entre un et cinq ans d’emprisonnement, sur la base de l’article 206 du Code pénal marocain », souligne RSF.


« Face aux pressions répétitives de la part des autorités marocaines, Hicham Mansouri, Samad Ayach ainsi que Hicham Al-Miraat ont quitté le territoire marocain, et risqueront d’être jugés par contumace », précise-t-elle.


« Nous sommes présents à Rabat pour réitérer notre soutien indéfectible aux sept journalistes et défenseurs de la liberté de la presse qui n’ont pas leur place sur le banc des accusés », déclare Paul Coppin, responsable du comité juridique de RSF. « Les autorités marocaines doivent abandonner les charges retenues contre eux et cesser de museler la presse », a-t-il ajouté.


Ouvert le 19 novembre 2015, leur procès a été reporté déjà cinq fois, « ce qui constitue déjà un supplice moral », conclut RSF.


Le Maroc a reculé de deux places et est 133e au Classement mondial 2017 de Reporters sans frontières.