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20.06.2017 à 14 H 59 • Mis à jour le 20.06.2017 à 14 H 59
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Tractations

Al Hoceima : le wali Yacoubi, droit dans ses bottes

Le Wali Mohamed Yaakoubi lors d’une cérémonie à Tanger. DR
Le wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima s’est refusé à alléger le dispositif sécuritaire dans le Rif, exigeant que des garanties soient données par les partis politiques pour que la population ne manifeste plus à Al Hoceima et Imzouren. Seule condition susceptible de lui faire changer d’avis, a-t-il affirmé. Les sorties nocturnes ont pour la plupart tourné ces derniers jours à l’affrontement

Face à une brochettes de représentants politiques et de syndicalistes, Mohamed Yaacoubi est demeuré intransigeant sur la gestion sécuritaire menée jusqu’à ce jour dans le Rif.


Les 17 et 18 juin, le wali de la région Tanger Tétouan Al Hoceima recevait une délégation composée de représentants du PJD, de l’Istiqlal, de l’USFP, du PPS, du PND, de l’UGTM et de l’UNMT. Celle-ci a demandé à Yacoubi « de prendre des mesures pour trouver un début de résolution à l’impasse politique et sociale de la région notamment en allégeant l’important dispositif sécuritaire déployé et mettant un terme aux arrestations », rapporte Medias24.



Le RNI, le MP et l’UC s’étaient abstenus de participer à cette rencontre organisée dans la foulée après du colloque national sur le Rif organisé par Ilyas El Omari la veille du week-end à Tanger. Son parti, le PAM a été exclu de la réunion avec le wali par la partie sollicitante.



Le wali s’est refusé à alléger le dispositif sécuritaire à Al Hoceima exigeant, toujours selon les sources citées par Medias24, que « des garanties données par les partis politiques que la population ne descende plus dans la rue à Al Hoceima et Imzouren sont seules susceptibles de lui faire changer de décision ».


 

Les manifestations d’Al Hoceima et d’Imzouren se poursuivent pour nuit après nuit depuis le début du Ramadan malgré la répression musclée à laquelle les partisans du Hirak font désormais face. Des jeunes qui réclament la libération des détenus et l’abandon de l’approche sécuritaire qui s’est intensifiée ces derniers jours, notamment avec l’utilisation des bombes lacrymogènes, affrontent directement la police anti-émeutes à coup de pierres.



Fait remarquable depuis 48 heures, les quartiers chauds d’Al Hoceima, Sidi El Abed, Hay Marmoucha, Carabonita et Barrio Roman, en particulier subissent un lourd quadrillage préventif, la stratégie des autorités étant de contenir les manifestants les plus offensifs et les disperser afin d’éviter tout attroupement.


Le mot d'ordre pour empêcher tout attroupement de soutien au Hirak dépasse la région du Rif. A Rabat, au soir du 19 juin, des militants du Mouvement du 20-Février ont été violemment dispersés. AIC PRESS


Une politique de la table rase qui a été aussi adoptée hier à Rabat contre une manifestation de soutien aux détenus du Rif violemment empêchée dans le centre de la capitale.