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22.08.2017 à 18 H 39 • Mis à jour le 22.08.2017 à 21 H 49
Par et
Espagne

Un suspect a avoué que la cellule préparait une attaque plus importante

(De gauche à droite) Mohamed Houli Chemlal, Driss Oukabir, Salah El Karib et Mohamed Aallaa, membres présumés de la cellule djihadiste responsable des attentats en Espagne le 22 août 2017 à Tres Cantos, près de Madrid.(AFP/STRINGER)
Un des quatre suspects encore en vie de la cellule djihadiste de Catalogne, vient d'admettre que les terroristes préparaient une attaque d'une ampleur beaucoup plus grande

Mohamed Houli Chemlal, l’un des quatre suspects encore en vie de la cellule djihadiste en Catalogne, a admis ce mardi 22 août que les terroristes préparaient une attaque d’une ampleur beaucoup plus grande que celles qui ont été commises les 17 et 18 août en Espagne. Ces attentats ont fait 15 morts et plus de 120 blessés.


Blessé dans l’explosion d’Alcanar

Selon le quotidien espagnol El Mundo, le suspect aurait déclaré lors de son audition devant le juge d’instruction, Fernando Andreu, que cette attaque visait la Sagrada Familia.


« Sur les quatre personnes que nous avons en garde à vue, évidemment toutes sont interrogées et certaines ont apporté des informations intéressantes », avait déclaré le 20 août le chef de la police de Catalogne. Le major Josep Lluis Trapero avait ainsi laissé entendre que certains des détenus avaient parlé.



Mohamed Houli Chemlal, blessé dans la déflagration de la maison d’Alcanar où les terroristes auraient préparé les attaques, est à ce titre un suspect clef pour les enquêteurs. Il est en effet le seul en vie à avoir séjourné dans cette maison. Il peut à ce titre raconter ce que la cellule djihadiste y faisait. Jusqu’au lundi 21 août, la police catalane s’était d’ailleurs bien gardée de révéler son identité, restant très discrète sur lui.


Après l’explosion de cette maison, sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bonbonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un puissant explosif prisé par le groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats.


Selon la police, l’explosion a probablement précipité l’action des terroristes et les a privé des moyens de perpétrer des attentats beaucoup plus sanglants.