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20.02.2018 à 00 H 23 • Mis à jour le 20.02.2018 à 00 H 23
Par
Exécutif

Une « Charte de la majorité » accouchée dans la douleur

Les six chefs de partis de la coalition gouvernementale lors du paraphe de la charte le 19 février. PJD
Le document qui tient en six feuillets instaure essentiellement des mécanismes de prévention de cacophonie que ce soit dans les rangs des ministres que dans les travées de l’hémicycle. Trois instances de prévention de crise ont été mises en place, au niveau des chefs de partis et dans les instances électives. El Otmani a démenti toute éventualité de désagrégation de son cabinet

Les secrétaires généraux des six partis de la coalition gouvernementale ont signé en début de soirée la fameuse « Charte » exigée par le RNI et l’USFP après la sortie tonitruante de Abdelilah Benkirane contre Aziz Akhannouch et Driss Lachgar lors du dernier congrès de la jeunesse PJD.


Dans une allocution tout en rondeur, le chef du gouvernement a justifié le fait que ce code de conduite avait connu des retards à sa mise en place en raison de contraintes sur lesquels il ne s’est pas attardé, faisant probablement référence à la parenthèse durant laquelle un troisième mandat de Benkirane à la tête du parti islamiste était envisagé par ses supporters.


L’éloignement de Benkirane de la direction du PJD ne l’a pas empêché, comme d’autres figuresdu parti qui le soutiennent, de multiplier ces dernières semaines les attaques contre les formations de la coalition à l’origine de son débarquement de l’exécutif.



De quoi faire réagir le RNI et l’USFP en coulisses pour raviver le projet de charte qui somnolait depuis dix mois et de l’imposer en en temps record.


Le document qui tient en six feuillets instaure essentiellement des mécanismes de prévention de cacophonie que ce soit dans les rangs des ministres que dans les travées de l’hémicycle. Deux instances ont  été mises en place, un comité présidé par le chef du gouvernement réunissant une fois tous les deux mois les chefs de parti et leurs assesseurs, et deux instances réunissant selon des dispositions similaires les chefs de groupes au parlement et à la chambre des conseillers. Un système de coordination et donc de rencontres inter-comités est prévu.


L’objectif étant de graver dans le marbre le fait que « le programme gouvernemental est clair » et donc accepté par tous, et que « ses priorités que ce soit pour les affaires intérieures et extérieures » sont unanimes.


Dans sa prise de parole à l’occasion du paraphe, El Otmani a défendu l’idée d’un PJD traversé par des débats, rejetant ainsi le fait qu’il soit « stalinien », mais a lourdement insisté sur son rejet des petites phrases qui dérogeraient à la bienséance, allusion directe aux embardées de son prédécesseur. Il a ajouté que les prophéties sur une désagrégation du gouvernement sont « erronées ». « Il n’y a pas de gouvernement bicéphale, il y a un seul chef de gouvernement nommé par Sa Majesté », a-t-il affirmé.