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26.06.2018 à 08 H 18 • Mis à jour le 26.06.2018 à 08 H 21
Par
Santé

Corruption: El Otmani envoie Omar Bouazza devant la Justice

Omar Bouazza, ex- directeur du médicament et de la pharmacie THIBAULT BLUY /TELQUEL
Après la série de révélations du Desk, le directeur du médicament et de la pharmacie (DMP) a été discrètement limogé par Anass Doukkali, ministre de la Santé. Mais en parallèle, le Chef du gouvernement a diligenté une enquête sur les accusations de racket et de trafic d’influence dont il fait l’objet. Des rapports accablants statuant sur des infractions relevant du pénal ont poussé El Otmani à présenter son cas à la Justice

Suite aux révélations du Desk sur le « système Bouazza », du nom de Omar Bouazza, directeur du médicament et de la pharmacie (DMP) limogé discrètement par le ministre de la Santé Anass Doukkali, le chef du gouvernement a décidé d’aller plus loin après avoir pris connaissance de deux rapports d’inspection qu’il a diligentés, ouvrant ainsi la voie à des sanctions pénales, selon une source citée par Telquel.ma.

 

 « Infractions au code des marchés publics, marchés publics octroyés directement, non respect de la réglementation sur la fixation des prix des médicaments, violation des règles dans le processus des autorisations de commercialisation des médicaments, autorisations de commercialisation et d’importation des médicaments accordées à des entreprises qui ne répondent pas aux critères et normes exigées par la réglementation, achats et stockage de médicaments et équipements médicaux en violation des règles de bonne gestion et règles élémentaires de stockage et d’hygiène », énumère la source de Telquel.ma qui a consulté les deux rapports. Des griefs qui ont donné lieu pour chacun à un volet de l’enquête du Desk en 15 chapitres… 


Jusqu’ici, au ministère de la Santé, tout a été entrepris pour étouffer l’affaire Bouazza, d’abord en noyant son débranchement dans un mouvement de chaises musicales plus large, puis en minimisant les faits dont il est accusé les qualifiant à travers des articles de presse de déminage comme étant de simples « dysfonctionnements ».

 

Comprenant que cette affaire pouvait avoir de très fâcheuses répercussions, d’autant que d’autres éléments sur les turpitudes de Bouazza pourraient faire surface, El Otmani annonçait le 25 juin sur son compte Twitter que « de nouveaux dossiers liés à la corruption ont été présentés à la Justice »