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21.08.2018 à 23 H 44 • Mis à jour le 22.08.2018 à 00 H 01
Par
CNDH

Driss El Yazami annonce la libération de 188 rifains du Hirak

Driss El Yazami Président du CNDH. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
Alors que diverses sources judiciaires et sécuritaires dénombraient 160 militants du Hirak rifain graciés par le roi à l’occasion de la célébration de l’Aïd El Adha, le président du Conseil national des droits de l’Homme a indiqué à l’agence EFE que 188 prisonniers du mouvement ont été libérés des prisons de Casablanca, Taounate, Al Hoceima et Fès. Les 11 de Oukacha ont bénéficié d’un transport mis à leur disposition par le CNDH.

Le Roi Mohammed VI a gracié mardi 188 prisonniers Hirak rifain (et non pas seulement 160 comme annoncé plus tôt dans la soirée par diverses sources judiciaires et sécuritaires , bien que les principaux meneurs, dont Nasser Zafzafi ne soient parmi les personnes relâchées des prisons de Casablanca, Al Hoceima, Taounate et Fès, selon l’agence espagnole EFE, qui cite Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH).

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Parmi les graciés on compte onze militants appartenant au noyau dirigeant du Hirak, emprisonnés dans la prison de Oukacha de Casablanca et condamnés à deux et trois ans de prison.


La logistique du retour affrétée par le CNDH

Le CNDH a organisé le transport du groupe de Casablanca pour que ses membres puissent rejoindre leur domicile à Al Hoceima, chef-lieu du Rif central et dans les localités avoisinantes avant la célébration de l’Aïd, ajoute EFE.


Fin juillet 2017, Mohammed VI avait également gracié le jeune activiste et chanteuse Silya Ziani, l’une des figures les plus médiatiques de Hirak, emprisonnée aussi à Casablanca et qui avait été la seule femme arrêtée lors de la répression des manifestations rifaines


Au total, plus de 800 rifains (dont 158 mineurs) ont été jugés pour leur implication dans les troubles sociaux de la région frondeuse et plus de 400 ont été condamnés à diverses peines de prison pour avoir participé à des émeutes, presque toujours pacifiques, pour protester contre le retard socio-économique endémique du Rif.