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30.11.2018 à 01 H 17 • Mis à jour le 30.11.2018 à 01 H 17
Par
Diplomatie

Le chef du Polisario reçu avec les honneurs à Mexico

Brahim Ghali lors d’une rencontre avec des sénateurs mexicain le 28 novembre à Mexico. DR
Brahim Ghali est depuis 48 heures en « visite de travail » dans la capitale mexicaine. Il assistera ce samedi à l’investiture du président élu, Andrés Manuel López Obrador, qui prévoit dans son programme une rencontre avec la délégation de Tindouf. Celle-ci a été reçue ce jeudi en grande pompe par le Sénat. Le Mexique réaffirme ainsi sa reconnaissance de la « RASD »

Brahim Ghali, chef du Polisario, a été reçu avec tous les égards au Mexique où il est arrivé depuis 48 heures pour « une visite de travail » et pour assister samedi à l’investiture du président élu, Andrés Manuel López Obrador qui prévoit dans son programme une rencontre avec la délégation de Tindouf.


Largement élu en juillet dernier après deux tentatives ratées (2006 et 2012), Obrador s’apparente davantage à Lula, l’ancien président du Brésil, qu’aux Zapatistes mexicains, dont il n’a jamais été proche, ou à Hugo Chavez et ses alliés de la « révolution bolivarienne ». Si son parcours est clairement marqué à gauche, il ne s’éloigne pas des normes traditionnelles de la politique mexicaine


À son arrivée à l’aéroport international de Mexico, Ghali a été reçu par Rocio Garcia, ministre de l’Énergie du nouveau gouvernement.


Ce jeudi, le Sénat mexicain a tenu une session extraordinaire en l’honneur de Ghali consacrée aux « relations bilatérales » entre le Mexique et la « RASD ». La délégation du Polisario a programmé plusieurs autres activités, telles qu’une réception offerte par l’ambassade de la « RASD » au Club de la presse mexicaine, ainsi qu’une rencontre à la Chambre des représentants, rapporte la presse locale.



Ghali est accompagné d’une délégation composée de son conseiller Abdati Breika, de Mansour Omar en charge des relations avec l’Amérique latine, d’ Ahmed Moulay Ali, ambassadeur au Mexique et de Houari Ahmed Mouloud, premier secrétaire, rapporte SPS, l’agence du Polisario.



L’Amérique Latine constitue encore avec l’Afrique, une région essentielle où le Front Polisario bénéficie encore de solides soutiens auprès de pays qui reconnaissent la « RASD » (Mexique, Uruguay, Panama et les pays de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), tandis que d’autres, comme c’est le cas du Pérou, mais aussi du Brésil, de l’Argentine, du Chili ou de la Colombie, n’ont jamais reconnu la « RASD » ou, à un moment donné, ont suspendu leur reconnaissance (cas du Pérou en 1996) ou gelés (cas de la Colombie en 2001).


Seuls le Mexique et des pays de l’alliance bolivarienne soutiennent aujourd’hui ouvertement le Polisario sur le continent. Mais la relation n’est plus exclusive. Certains soutiens historiques du mouvement séparatiste souhaitent désormais développer leurs relations économiques et commerciales avec Rabat, tout en maintenant des liens avec Tindouf. (Situation à septembre 2016). MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK


Dans presque tous les pays du sous-continent américain, il existe des « groupes d’amitié avec le Sahara » qui reçoivent les représentants du Polisario et les accompagnent dans leurs activités politiques, mais contre eux le Maroc, s’active, et a mené à la création de 26 groupes d’amitié parlementaires avec un certains nombre de pays d’Amérique latine.


Le Maroc, qui est traditionnellement en retard sur le lobbying en Amérique latine, a été pris plus au sérieux ces dernières années, selon l’analyse de plusieurs diplomates latino-américains à Rabat.


Dans une région du monde avec presque aucun intérêt partagé avec le Maroc, les visites de parlementaires et d’autres responsables institutionnels à Rabat consistent systématiquement en « des leçons approfondies sur la souveraineté marocaine au Sahara », selon des témoignages recueillis par EFE auprès de plusieurs délégations.


Rabat, n’a pour le moment n’a pas réagi à cette visite.