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04.01.2019 à 20 H 25 • Mis à jour le 04.01.2019 à 20 H 25
Par
Terrorisme

Le Suisse impliqué dans la tuerie d’Imlil projetait des attentats au Maroc

L’Hispano-Suisse s’est radicalisé à Genève avant de rallier le Maroc. 24H/RS
Le ressortissant suisse, père de famille de 25 ans, arrêté dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de deux touristes scandinaves dans la région d’Imlil, près de Marrakech, est un converti qui s’est radicalisé à Genève, selon Abdelhak Khiame, patron du BCIJ. Il prévoyait d’autres actions terroristes visant des cibles sécuritaires et des touristes

Le patron du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) Abdelhak Khiame, a dirigé a détaillé au média suisse 24 heures le profil du ressortissant helvète, porteur aussi de la nationalité espagnole, (identifié par ses initiales, K.Z ), impliqué dans l’assassinat de deux étudiantes scandinaves dans la nuit du 16 au 17 décembre dernier dans la région d’Imlil. Il avait été arrêté le 29 décembre.


« C’est un suisse qui se fait appeler abou Yahia ou Abdulah. Il est arrivé au Maroc en 2015. Il a d’abord essayé de rejoindre une école coranique dans le sud du royaume puis il s’est installé à Marrakech. Il y a rencontré un salafiste traditionnel auquel il a expliqué vouloir perfectionner ses connaissances en matière théologique. Par la suite, il s’est rapproché d’un imam qui officie dans une mosquée anarchique dans la banlieue de Marrakech). C’est là qu’il est entré en contact avec l’émir de cellule djihadiste impliquée dans l’assassinat de deux étudiantes. C’est d’ailleurs ce même émir qui a décapité l’une des deux victimes », a déclaré Khiame.


Selon les informations dont dispose le BCIJ, K.Z a été converti à l’islam dans la mosquée du Petit-Saconnex près de Genève en 2011. Avec d’autres convertis qui ont le même profil que lui, il a assisté à des prêches qui étaient animés par deux imams français, des convertis eux aussi. Ces derniers ont d’ailleurs été expulsés de ce lieu de culte pour avoir encouragé des fidèles à faire le djihad. Une fois radicalisé, il aurait ensuite projeté d’attaquer une bijouterie pour financer son départ vers la Syrie et rejoindre Daech. Il a finalement décidé de rejoindre un pays musulman. Après avoir hésité entre la Tunisie et l’Algérie, il a choisi le Maroc, a poursuivi le chef de l’antiterrorisme marocain.


« Il est derrière la conversion de plusieurs personnes de sa famille. Sa grand-mère, deux oncles et sa sœur », a-t-il ajouté.


Il a participé à plusieurs réunions secrètes avec les membres du groupe terroriste. Il n’est pas directement impliqué dans l’assassinat des deux étudiantes mais il connaissait les auteurs. Ensemble, ils ont visionné des films de propagande de Daech. Il était en contact avec un opérationnel de Daech en Syrie via la messagerie Telegram. Cet homme qu’il avait rencontré en Suisse lui faisait passer des vidéos de décapitations, a poursuivi Khiame.


Toujours selon le patron du BCIJ, avec les autres membres de la cellule djihadiste, le Suisse « envisageait de commettre des actions sur le sol marocain visant les services de sécurité ou des touristes ». Il a ainsi amené certains membres à s’entraîner au tir dans un champ avec cartouches à blanc et a même recruté des subsahariens avec lesquels il projetait aussi de rejoindre les branches de Daech au nord Mali.