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04.04.2019 à 12 H 46 • Mis à jour le 05.04.2019 à 17 H 47
Par
Enquête

Welovebuzz, la «success-story» par la triche

La rédaction de WLB à Casablanca. Facebook
Welovebuzz, le « Buzzfeed marocain », a tout d'une réussite. Mais la réalité est loin du conte de fées de façade. Derrière l’ambiance décontractée et start-up du site pour millenials, savamment survendue aux annonceurs et sur les réseaux sociaux, des employés sous-payés et privés de droits sociaux, subissent harcèlement moral et sont poussés à produire des articles publicitaires sous couvert de journalisme…

Qui l’aurait cru ? Derrière l’ambiance décontractée souvent véhiculée sur Instagram, la petite équipe de Welovebuzz (WLB), initialement lancé sous forme d’un blog, n’est pas choyée comme on pourrait le penser. Installé sur le très prisé boulevard d’Anfa à Casablanca, le site pour jeunes à l’ambiance californienne, peut certes se targuer ne pas être méconnu. Lancé en 2010 par Idriss Slaoui Bahi (qui préfère se faire appeler Driss Slaoui), alors étudiant à l’université anglophone Al Akhawayan d’Ifrane, WLB proposait essentiellement du partage de vidéos à caractère viral. Depuis, il n’a pas tardé à se faire une place de choix au sein du petit monde du buzz digital marocain. En 2017, dans une de ses communications, WLB revendiquait près de 15 millions de visiteurs chaque semaine. Des statistiques gonflées à bloc et emballées dans un « concept de native advertising qui cartonne et une ligne éditoriale décalée », faisant de lui « la référence des millenials au Maroc ».



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