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10.06.2019 à 01 H 24 • Mis à jour le 10.06.2019 à 02 H 30
Par
Deuxième Chambre

Affaire des concours au Sénat: Benchamach dément toute intervention

Hakim Benchamach préside une séance plénière consacrée à l’ouverture de la session extraordinaire de la Chambre des conseillers. MAP
Pris à parti, le président de la Deuxième chambre, nie toute intervention dans le processus de recrutement de centaines de prétendants à des postes ouverts au Sénat. Il affirme avoir commandé un rapport à l’Université Mohammed V, partenaire de l’opération alors que des sources internes à la Chambre évoquait des passe-droits…

La Chambre des conseillers a catégoriquement démenti toute intervention de sa part dans quelconque étape du concours de recrutement dans son administration, affirmant que « l’organisation de ces épreuves a été confiée à un établissement universitaire respectable ».


Dans une mise au point relayée par la MAP suite aux informations « totalement fausses » diffusées par certains médias sur ce concours, organisé le 26 mai, la Chambre des conseillers souligne « qu’elle n’est pas intervenue dans cette opération, à part la publication, sans retouche aucune, des listes et résultats transmis par la présidence de l’université Mohammed V de Rabat, conformément à la convention liant les deux parties ».


« Soucieuse d’assurer davantage de transparence, la Chambre a choisi de confier l’organisation de ce concours de recrutement à un établissement universitaire respectable, à savoir l’université Mohammed V, en vertu d’une convention bilatérale et un cahier de charge définissant clairement la gestion des différentes phases de ces épreuves et le rôle de chaque partie », note le communiqué.


« Afin d’immuniser cette convention, l’université s’est vue confier la gestion totalement indépendante de l’ensemble des étapes de ce concours, à commencer par l’e-inscription jusqu’à l’annonce des résultats définitifs, en passant par la réception et la sélection des dossiers de candidature, l’annonce de la liste des participants, la mise en place des commissions de supervision, le choix des sujets et l’optimisation des conditions de transparence », poursuit la même source.


Suite aux informations véhiculées sur ce sujet, « le président de la Chambre des conseillers a demandé à la présidence de l’université un rapport détaillé sur les dossiers de candidature acceptés et ceux rejetés », a fait savoir le communiqué, assurant que ce rapport sera dévoilé à l’opinion publique en application du principe du droit d’accès à l’information et dans le respect de la transparence et de l’égalité de chances.


500 candidats exclus d’un trait de plume… 

La candidature de pas moins de 500 candidats exclus d’un trait de plume du concours d’accession à la Chambre des conseillers au profit d’autres prétendants réputés « proches de personnalités politiques et de leaders des groupes parlementaires », avait à ce sujet affirmé Al Khabar dans sa livraison du 31 mai.


Le scandale a été révélé, selon la même source, par un de ses vice-présidents qui a réclamé l’annulation du concours en question, pointant une sélection biaisée des candidats lors d’une réunion du Conseil.


L’étude de ces candidatures n’était pas prévue à l’ordre du jour de cette réunion, mais Hamid Kouskous, vice-président du Sénat, a insisté pour qu’elle soit abordée. Il a alors interpellé Hakim Benchamach, président de la Chambre des Conseillers sur la question en l’interrogeant sur l’exclusion de 500 candidats sur les 1 500 désirant participer à ce concours. En toile de fond, les pré-requis non précisés par l’accord conclu entre le Sénat et l’Université Mohammed V de Rabat chargée de cette sélection qui aurait permis de violer le cahier des charges établi.


La sélection, affirmait Al Khabar, a fait que des candidats non éligibles au regard de la base réglementaire ont ainsi pu être retenus aux dépens d’autres éliminés de facto.


« Cela fait des années que ces recrutements doivent se faire, mais rien ne marche normalement. Les attributions des rôles dans le bureau ne se sont pas distribuées depuis octobre au sein du nouveau bureau, et donc tout est bloqué… », avait signifié au Desk une source parlementaire. « Le président fait ce qu’il veut. C’est désormais la guerre ! » avouait ainsi, dépité, cet élu qui a requis l’anonymat.