Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
13.11.2019 à 12 H 36 • Mis à jour le 13.11.2019 à 12 H 36
Par
PLF 2020

Le Maroc renonce à son projet de taxation des GAFA

Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances. ©MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
En suivant l’exemple de plusieurs pays européens dont la France et l’Allemagne, le Maroc comptait appliquer une taxe sur les bénéfices de Google, Facebook, Apple et Amazon, lui permettant de recouvrer pas moins de 400 millions de dirhams d’impôts par an. Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances a cependant exprimé le rejet gouvernemental d’un amendement du PAM dans ce sens lors de l’examen du PLF 2020 au parlement

« Le gouvernement El Otmani a estimé, hier soir, nul et non avenu un amendement présenté par le groupe des députés du PAM » proposant de taxer en 2020, les GAFA (Google, Facebook, Apple et Amazon), rapporte Yabiladi.


Le rejet a été exprimé par le ministre des Finances et de l’économie, Mohamed Benchaaboun, lors de l’examen du PLF 2020 à la commission des Finances à la Chambre des représentants, note la même source citant le site officiel d’actualité du PAM.


Outre le PAM, le département du Commerce extérieur défendait jusqu’ici l’idée de la mise en place d’un cadre réglementaire du numérique à même d’appliquer un système fiscal aux plateformes de Google, Facebook, Apple et Amazon.


Dans ce cadre, en mars 2018, l’Office des Changes et la Direction Générale des Impôts (DGI) avaient décidé de créer une commission pour taxer les revenus publicitaires de Facebook et Google. Une première réunion n’avait cependant été suivie pas aucune action concrète, du fait de la complexité de la mise en place d’une telle taxation ( estimation du volume du trafic et les revenus engendrés) qui toucherait avant tout les intermédiaires de marché dans le cas marocain (taxe écran) et le lobby intensif des GAFA.


Au Maroc, Facebook et Google s’accaparent la part du lion de l’investissement publicitaire qui totalise 550 millions de dirhams de chiffre d’affaires. Les deux géants du web « capteraient plus de 70 % du marché marocain de publicité digitale, soit entre 360 et 390 millions de dirhams, laissant les acteurs locaux se disputer le reste », selon Mounir Jazouli, le président du Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), cité par TelQuel. Un effet d’éviction qui met à mal l’industrie de la presse locale.


« Les géants du digital tirent grand profit du marché marocain via les annonces publicitaires, mais sans payer d’impôt, ce qui porte atteinte à la concurrence loyale entre les entreprises nationales et les GAFA. Comme le commerce international, le gouvernement œuvre pour la mise en place d’un cadre réglementaire du numérique à même d’appliquer un système fiscal aux plateformes de Google et Facebook », avait déclaré, le 9 mai l’ancien porte-parole, Mustapha El Khalfi.


En suivant l’exemple de plusieurs pays européens dont la France (qui taxe à 3 %) et l’Allemagne, le Maroc comptait appliquer une taxe sur les bénéfices des GAFA lui permettant de recouvrer près de 400 millions de dirhams d’impôts.