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28.11.2019 à 11 H 35 • Mis à jour le 30.11.2019 à 16 H 12
Par
Infrastructure

Le Chinois CRCC favori pour la future LGV Marrakech-Agadir

La gare ferroviaire de Marrakech. DR
Coup de froid entre Rabat et Paris : le projet d’extension de la ligne ferroviaire grande vitesse (LGV) au tronçon Marrakech-Agadir annoncé par le roi Mohammed VI un an à peine après l’inauguration du TGV Tanger-Casablanca réalisé avec l’appui de la France, pourrait revenir à la Chine. Les détails

Un an à peine après l’inauguration du TGV Tanger-Casablanca, première ligne à grande vitesse sur le continent africain dont le chantier global (infrastructures et matériel roulant) réalisé en partenariat avec des entreprises françaises a duré dix ans et coûté plus de 2 milliards d’euros, son extension sur le tronçon Marrakech-Agadir fait l’objet d’une sourde bataille entre Paris et Pékin.


Selon Maghreb confidentiel, le projet de cette nouvelle LGV, dont les ministères des finances et des transports préparent le montage de financement en amont de l’appel d’offres par l’Office national des chemins de fer (ONCF) pourrait favoriser l’offre chinoise.


Lors de son discours du 7 novembre, à l’occasion de l’anniversaire de la Marche Verte, le roi Mohammed VI avait annoncé, le lancement d’une réflexion sur la construction de cette infrastructure essentielle pour dynamiser la région Souss-Massa, nouvel épicentre des grands chantiers du royaume.


La transformation de l’ONCF, particulièrement endettée (145 %) par ses efforts colossaux de modernisation du rail ces dernières années en société anonyme chargée uniquement de l’exploitation des lignes ferroviaires, devrait alléger ses finances : un nouveau contrat-programme devant être signé, en vertu duquel l’Etat prendra en charge les investissements, à travers une entité publique dupliquée du modèle RFF (Réseau ferré de France).


Ce qui permettra surtout d’opérer des futurs contrats sous forme de concession. Un avantage décisif en perspective pour Pékin qui s’est positionné en coulisses face au Français Colas Rail via sa société publique China Railway Construction Corp (CRCC), spécialiste de la construction d’infrastructures ferroviaires : la Chine est prête à financer la construction de la ligne en contrepartie de la signature d’un contrat de concession en partenariat public-privé (PPP).


De son côté, la France qui avait contribué avec l’appui de Nicolas Sarkozy, alors président, à près de 51 % du financement de la LGV Tanger-Casablanca ne serait pas prête à autant de faveurs. Le sujet, très diplomatique, a été abordé par Jean-Yves Le Drian avec son homologue marocain Nasser Bourita lors sa toute récente visite à Rabat qui ne s’est pas soldée comme à l’accoutumée par une traditionnelle conférence de presse commune.


De plus, le ministre français de l’économie et des finances Bruno Le Maire a ainsi reporté son voyage, prévu le 23 novembre, à Tanger, fait remarquer Maghreb Confidentiel : Celui-ci devait justement marquer le premier anniversaire de l’inauguration du TGV