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11.05.2020 à 15 H 22 • Mis à jour le 11.05.2020 à 15 H 22
Par
Pandémie

Covid-19: L’armée sort à moitié de son silence sans évoquer ses clusters

Le général Abdelfattah Louarak, Inspecteur général des Forces armées royales (FAR)
Par un communiqué lapidaire diffusé par la MAP, une source militaire reconnaît des cas de contaminations dans ses rangs, mais conteste les chiffres avancés par la presse se suffisant d’affirmer que la situation est « maîtrisée » et que les proportions d’atteinte des militaires et de leurs familles par cette pandémie sont « tout à fait normales » par rapport à la moyenne nationale

Les allégations sur le nombre de militaires atteints par le covid-19 au sein d’unités des Forces armées royales (FAR) sont « dénuées de tout fondement », rapporte la MAP de source militaire.


« Certains sites de presse font circuler des informations pernicieuses et calomnieuses sur le nombre de militaires atteint par le Covid-19 et sur le développement de foyers de contamination au sein d’Unités des Forces Armées Royales », a-t-on souligné de même source, rassurant que la situation sanitaire liée au Covid-19 dans les Forces Armées Royales est « maîtrisée » et les proportions d’atteinte des militaires et de leurs familles par cette pandémie sont « tout à fait normales » par rapport à la moyenne nationale.


La même source précise, par ailleurs, que « les mesures prises au sein de toutes les Unités des Forces Armées Royales pour pallier à cette pandémie sont des plus draconiennes et bénéficient d’un suivi médico-social rigoureux à plusieurs niveaux ».

 

De sources concordantes Le Desk, à l’instar d’autres médias, avait fait état de foyers de contamination survenus au sein de la 6ème BAFRA de Benguerir et dans des unités de la Garde royale à Fès et El Hajeb. Les chiffres de ces contaminations n’ont jamais été communiqués officiellement, mais les recoupements faits par les médias ont permis, malgré les tergiversations du ministère de la Santé, de les associer à des clusters bien définis.


Depuis quelques jours, différents médias faisaient état de nouveaux foyers militaires en sus de ceux déjà cités plus haut comme celui de la caserne de Dar El Mehrez qui aurait fait plus de « 100 contaminés au sein des militaires et des policiers de la brigade Hadar », rapporte encore Akhbar Al Yaoum dans sa livraison de ce 11 mai.


La même source ajoute qu’un autre cluster aurait été enregistré, celui concernant la caserne de Forces Auxiliaires de la brigade d’intervention rapide présente dans la commune de Ain Chekak où, au total, 19 cas ont été recensés. Le quotidien ajoute qu’il est question de plus de 400 membres de familles ayant été en contact avec les militaires qui seront soumis aux contrôles en vigueur de la part des autorités sanitaires.


Même si l’armée tend par cette communication parcimonieuse à démentir les chiffres avancés, notamment de la par d’Akhbar Al Yaoum qui tient un décompte quotidien du nombre de cas dans la caserne militaire de Fès par exemple, elle reconnait pour la première fois la présence de cas de contamination dans ses rangs, sans en préciser non plus l’ampleur, alors que des sources fiables ont par ailleurs indiqué qu’un haut gradé avait été limogé. Un déficit de communication que nous avions souligné la veille en comparaison avec la situation qui prévaut dans d’autres pays où les nombres de cas, leur situation sanitaire et les mesures prises sont diffusés au public, surtout lorsqu’il s’agit de clusters dont l’étendue ne peut que retarder toute levée de confinement


Il est à souligner qu’un officier de liaison avec la presse au sein de l’état-major des FAR à Rabat avait pour habitude de communiquer avec les médias. Or, dans le contexte de la crise, il est demeuré injoignable.