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22.12.2020 à 18 H 32 • Mis à jour le 22.12.2020 à 18 H 32
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Polémique

En Espagne, l’opposition parlementaire vent debout contre les déclarations d’El Otmani sur Ceuta et Melilla

Le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Otmani, préside, par visioconférence, la réunion hebdomadaire du conseil de gouvernement. MAP
Les partis d’opposition Vox, PP et Ciudadanos ont vivement réagi aux propos du chef du gouvernement faisant le parallèle entre la situation qui prévaut au Sahara avec celle des présides espagnols. L’ambassadrice du Maroc à Madrid a été convoquée « en urgence »…

Réagissant aux propos tenus par le chef du gouvernement marocain, Saâdeddine El Otmani, sur la chaîne de télévision Acharq à propos de la « marocanité » des présides de Ceuta (Sebta) et Melilla, le parti d’extrême-droite espagnol VOX a qualifié, lundi, cette sortie « de prétentions expansionnistes de la tyrannie marocaine […], un danger pour notre souveraineté ». Le parti dirigé par Santiago Abascal, a exigé « une réponse contendante à cette menace ». Ce dernier ne s’est pas caché sur Twitter, martelant que « Ceuta et Melilla sont des villes espagnoles d’Afrique depuis avant que le Maroc n’existe, et le resteront si le Maroc cesse d’exister ».


L’autre grand parti d’opposition, le Partido Popular (PP), a également riposté, via son porte-parole au Sénat, Javier Maroto. « Toute personnes avec un minimum de bon sens en Espagne, qu’elle soit en politique ou non, se doit de dire haut et clair : Ceuta et Melilla sont espagnoles, elles l’ont été depuis longtemps et le seront toujours », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ce mardi. Maroto n’a pas raté l’occasion d’attaquer ses adversaires au pouvoir. Pour lui, le problème est qu’il y a « deux » gouvernements au sein même de l’Exécutif, qui « disent chacun des choses différentes et ne font que s’attirer des problèmes ». Maroto estime que « certains ministres créent des ennuis avec le Maroc, et d’autres tente de régler ces problèmes créés par les ministres qui agissent contre les intérêts de l’Espagne ».


Ciudadanos, parti minoritaire au Congrès des députés n’agissant ni comme soutien ni comme opposition, a réagi à travers son eurodéputé José Ramón Bauzá, qui s’est adressé au haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borell. Dans sa missive, Bauza a regretté cette « provocation marocaine » et a rappelé « l’étranglement économique auquel Rabat soumet Ceuta et Melilla [qui] démontre les plans marocains pour prendre contrôle des deux villes ». Il a aussi exigé à l’UE d’« adopter des mesures pour garantir le respect marocain à la souveraineté et l’intégrité territoriale espagnole sur Ceuta, Melilla et les Îles Canaries ».


Le gouvernement espagnol avait, par le biais de sa secrétaire d’État aux Affaires étrangères, convoqué « en urgence » dans la nuit de lundi à mardi l’ambassadrice marocaine à Madrid, pour des « clarifications » au sujet de la sortie d’El Otmani. Ce dernier avait, lors d’un entretien diffusé ce lundi, déclaré que « Ceuta et Melilla faisaient partie des points à aborder » et qu’aujourd’hui, « le statu quo fait loi ». Répondant à une question sur la « marocanité » des deux présides espagnols, « comme c’est le cas pour le Sahara », le chef du gouvernement a acquiescé, avant de rétorquer : « oui, c’est vrai ».

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