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08.07.2021 à 23 H 47 • Mis à jour le 09.07.2021 à 12 H 32
Par
Diplomatie

Signature d’un Plan d’action: avec les Pays-Bas, le Maroc enterre la hache de guerre

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères. MAP
Objet de tensions, les relations diplomatiques entre Rabat et Amsterdam semblent être en voie d'apaisement. Un plan d'action a été signé ce 8 juillet par les deux pays, document largement favorable au Maroc sur des sujets sources de mésentente: financement des ONGs, respect des institutions, coopération sécuritaire, etc. Les détails

Les actuelles crises entre le Maroc et l’Espagne puis avec l’Allemagne ont fait oublier une toute autre fâcherie : celle avec les Pays-bas, où les relations entre Rabat et Amsterdam n’ont pas été au beau fixe ces dernières années, en raison de frictions sur la question des droits humains, du Hirak mais aussi d’autres sujets. Une page des relations des deux pays qui semble en voie d’être tournée.


Ce 8 juillet, un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères a annoncé la signature d’un Plan d’action conjoint pour une meilleure coopération entre le Maroc et les Pays-bas. Signé par Fouad Yazourh, directeur général des Affaires politiques chez la diplomatie marocaine et son homologue néerlandais Thijs Van Der Plas, le document vise « à conforter l’engagement des deux pays à renforcer leurs relations bilatérales, à confirmer le respect de la souveraineté et les institutions de chacun et à souligner les règles de partenariat sur la base du respect des intérêts mutuels de nos deux pays », indique-t-on. En pleine crise de Covid-19 en avril 2020, Nasser Bourita n’avait pas hésité à sortir de ses gonds, pour accuser les Pays-bas « d’opportunisme politique » dans la gestion du retour de ses ressortissants dans leurs pays de résidence. Pour le diplomate, les Pays-bas (et la Belgique aussi) « ont organisé des opérations de rapatriement avec une logique politique ». D’autres sujets avaient jeté de l’huile sur le feu entre les deux pays les années précédentes : le Hirak, la gestion de ce mouvement social et l’affaire de Saïd Chaou.


Dans sa communication, le département de Nasser Bourita ajoute que « les deux parties ont décidé de garantir la transparence du financement bilatéral et acceptent de tenir un dialogue permanent pour faciliter un partage régulier des informations avant le financement des ONG, tout en respectant les cadres juridiques de chacun des deux pays », peut-on lire. Difficile de ne pas faire de lien avec l’ONG Free Press Unlimited, spécialisée dans la défense de la libertés de la presse dans plusieurs pays, dont le Maroc et qui n’avait pas bien accueillie au Royaume. Le financement d’ONGs installés à Rabat, néerlandaises mais aussi d’autres pays, est souvent source de réserves de la part sécuritaires marocains, y voyant l’interventionnisme dans des affaires politiques et intérieures de la part d’États étrangers.


« L’objectif fondamental escompté est celui de consolider les relations entre les deux pays sur des bases saines et solides, mais également de leur donner une impulsion à la hauteur des ambitions des deux pays et au grand potentiel qu’elle recèle, aussi bien au niveau bilatéral que dans le cadre de la coopération Maroc-Pays Bas-UE, ou celle triangulaire envers l’Afrique », affirme la diplomatie marocaine.


Pour le Plan d’action signé, on sait « qu’au niveau politique les deux parties expriment leur désir et leur engagement mutuels de continuer à développer, dans le cadre d’une coopération étroite et dans un esprit d’amitié, de respect mutuels et dans la considération de leurs intérêts communs, tant dans le domaine bilatéral que dans les enceintes multilatérales ». En plus de la poursuite de la coordination entre les deux pays pour le renforcement du Partenariat stratégique avec l’Union Européenne, le Plan d’action mentionne également « la coopération dans les domaines de la sécurité, de la justice et de la police ».


Il est fait mention d’autres domaines : la migration, l’enseignement supérieur et la recherche avec la coopération universitaire et la promotion des visites d’études mutuelles et des programmes d’enseignement. Les investissements et les échanges commerciaux sont aussi concernés, avec une volonté d’instaurer un mécanisme novateur de discussions stratégiques.


Les Marocains résidents aux Pays-bas ne sont pas en reste : « les deux parties s’emploient à fédérer la communauté marocaine établie aux Pays-Bas et la communauté néerlandaise installée au Maroc pour en faire un levier en faveur du renforcement de la coopération et du rapprochement culturels », lit-on dans le communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

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