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22.06.2022 à 23 H 09 • Mis à jour le 23.06.2022 à 18 H 20
Par
Énergie

Engie et Nareva scellent leur accord avec l’Etat pour une usine de dessalement d’eau de mer à Dakhla

Crédit : Primature
Devant le chef du gouvernement, le duo Engie-Nareva a concrétisé ce mercredi son projet hybride d'usine de dessalement de l'eau de mer, où il est prévu d'installer aussi un parc éolien. Un mémorandum d'entente et des conventions PPP ont été signés par l'ONEE, le ministère de l'Agriculture et Dawec, joint-venture créée pour l'occasion

Ce 22 juin, devant le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a eu lieu la cérémonie de signature d’un protocole d’accord et de conventions entre le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, du Développement Rural, des Eaux et Forêts, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) et la joint-venture Dawec (Dakhla Water &  Energy Company). Celle-ci est détenue à parts égales par le Marocain Nareva, filiale du holding royal Al Mada et le groupe Engie, à travers sa filiale International Power.


Le mémorandum d’entente et des conventions de partenariat entre les secteurs public et privé a pour objet la création, à 75 km de Dakhla, d’une station de dessalement de l’eau et un parc éolien.


Le mémorandum d’entente, signé par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et le directeur général de Dawec concerne l’approvisionnement en eau d’irrigation sur une superficie de 5 000 hectares de cultures agricoles à très forte valeur ajoutée., ainsi qu’en eau potable au profit de la ville de Dakhla et des environs (Bir Anzarane et le nouveau Port atlantique de Dakhla) en créant une nouvelle station de dessalement d’eau de mer,


Il a été également procédé à la signature d’une convention d’accès au réseau électrique national pour le transport au profit de la station de dessalement, et une convention de raccordement au réseau électrique public pour le parc éolien, dans le cadre du projet de la station de dessalement de Dakhla.


Dans le même contexte, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts a décidé, dans le cadre de la loi 12-86 relative aux contrats de partenariat public-privé, de mettre en oeuvre deux conventions, dont la première porte sur un partenariat public-privé relatif au co-financement, à la fabrication et la maintenance de l’unité de dessalement de l’eau couvrant un périmètre d’irrigation de 5.000 hectares dans la région de Dakhla, ainsi qu’un parc éolien, qui sera développé dans le cadre de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables, qui vise à répondre aux besoins en énergie électrique de l’unité de dessalement.


Quant au deuxième accord,  il porte sur un contrat de partenariat public-privé pour le cofinancement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance d’un réseau d’irrigation couvrant une nouvelle zone de 5 000 hectares dans la région de Dakhla.


Cet ambitieux projet, qui devait initialement irriguer 5 000 hectares de primeurs, a été repensé en tenant compte des besoins exprimés par l’ONEE afin d’accompagner le développement de la région en fournissant de l’eau potable à la ville de Dakhla et ses environs, à savoir Bir Anzarane et le nouveau Port atlantique de Dakhla.


Environ 2 MMDH pour un marché attribué en 2018

Ainsi, la capacité de production d’eau dessalée sera portée à 37 millions de m2 par an (environ 100 000 m3/j) . Le patron de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi a précisé que 30 millions seront alloués au secteur de l’irrigation, tandis que les 7 restants serviront à l’alimentation en eau potable de la ville de Dakhla. Le coût d’achèvement de l’infrastructure est estimé entre 1,7 et 2 milliards de dirhams.


Le ministre Mohamed Sadiki a pour sa part affirmé qu’il sera question de créer plus de 10 000 emplois permanents. Il s’agit, selon le membre du gouvernement, de quatre accords constituant la dernière étape afin de commencer le projet.


Les travaux de construction devraient commencer dans un proche avenir, étant donné que la période totale prévue pour l’établissement de la station de dessalement et du parc éolien est estimée à 30 mois, tandis que la durée du système d’irrigation peut aller jusqu’à 24 mois, et le fonctionnement pendant 20 ans.

Afin d’entamer le projet, le tandem Engie-Nareva avait constitué dès février 2019 la société Dawec chargée de la réalisation et l’exploitation du projet de dessalement d’eau de mer desservant la zone de Dakhla, couplé à un parc éolien  A sa tête, on retrouve pour l’heure, en tant que président du Conseil d’administration, Gilles Vaes, ayant cependant quitté Engie fin 2019 pour rejoindre InfraCo Africa. La direction générale est assurée par Adil Khamis, directeur de développement et de la stratégie chez Nareva, et président du board de Tarfaya Energy Copany (Tarec).


Pour le reste, au sein du conseil d’administration, en plus des deux personnes sus-mentionnées, siègent des cadres de Nareva, dont Mohamed Sebti, Directeur Général Adjoint en charge du Développement Industriel et Innovation et Mariam El Hannoumi, directrice de projet, mais aussi des figures d’Engie, comme Mustapha Benbella et Benjamin Petteau.

Le marché, mis en jeu par le ministère à l’époque dirigé par Akhannouch, avait été remporté fin 2018 par le duo Engie-Nareva, après avoir été les seuls en lice lors de la phase finale pour l’appel d’offres international lancé un an plus tôt, comme le révélait  le site d’information français Africa Intelligence.


Avant la dernière ligne droite, des concurrents comme le groupement composé de l’Espagnol Abengao et le Saoudien Acwa avait déposé leurs dossiers, mais aussi le Français Veolia-Voltalia, qui ont été disqualifiés par la commission des marchés pour non conformité technique, faisait savoir le média parisien.


D’après le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, une autorisation provisoire pour la réalisation du parc avait été octroyée à la société commune en juin 2021, tandis que deux mois plus tard, on accordait l’autorisation de changement de l’emplacement du site.

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