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28.06.2022 à 03 H 12 • Mis à jour le 28.06.2022 à 03 H 38
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Territoires

Omar Moro veut faire de la région TTAH un modèle pilote de politiques durables intégrées

Omar Moro Omar Moro, président de la région TTAH, lors des travaux du Forum international sur la perspective locale du « Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire », à Tanger, le 27 juin 2022. MAP
Le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima ambitionne d'élaborer une nouvelle gouvernance des ressources naturelles nécessaires aux besoins humains fondamentaux en eau, en énergie et en nourriture, d’une manière écologiquement durable, économiquement viable et socialement inclusive, qui soit en outre capable de faire face aux chocs et aux catastrophes

Les travaux du Forum international sur la perspective locale du « Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire » se sont ouverts, lundi à Tanger, en présence de responsables marocains et d'experts internationaux en environnement et développement durable.


Cet événement, organisé par le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et la Maison méditerranéenne du climat (MMC), a pour objectif de comprendre les impacts à long terme du lien du nexus eau-énergie-sécurité alimentaire sur la croissance, les moyens d’améliorer la cohérence entre la planification et les priorités nationales, régionales et locales, ainsi que l’importance de promouvoir les investissements du secteur privé dans le Nexus.


Il ambitionne également de contribuer à l'élaboration de politiques régionales intégrées, à même d'ériger Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTA) en région pilote, en prônant de nouvelles façons de penser sur la gouvernance des ressources naturelles nécessaires pour fournir à tous les besoins humains fondamentaux en eau, en énergie et en nourriture, d’une manière écologiquement durable, économiquement viable et socialement inclusive, qui soit en outre capable de faire face aux chocs et aux catastrophes.


S'exprimant à cette occasion, le président du conseil régional, Omar Moro, a souligné l'importance de cette manifestation qui vise à débattre et échanger autour d’une problématique délicate et récurrente, qui meuble déjà notre quotidien et qui fera partie du quotidien des générations à venir, ajoutant « nous avons la certitude que la perspective locale du Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire sera déterminée et influencée, en partie, par les décisions prises dans ce forum et par les projets et les actions que nous aurons à mettre en œuvre ensemble, dans nos territoires, en tant qu’élus, autorités, société civile, scientifiques, acteurs économiques et bailleurs de fond ».


« La situation particulière que nous vivons aujourd’hui nous rappelle, encore une fois, qu’il est temps de changer nos comportements et nos usages pour faire durer nos ressources et assurer notre sécurité alimentaire, et de réaliser des investissements intelligents pour nous rassurer, mais aussi pour nous positionner dans l’économie de demain, et qu’on ne peut gagner ce pari que par la coopération transfrontalière, la solidarité internationale et le partage des expériences et des pratiques utiles », a lancé Moro.


Région TTAHTravaux du Forum international sur la perspective locale du « Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire ». MAP


Après avoir rappelé que la réalisation du développement durable est devenue une priorité dans le nouveau modèle de développement (NMD), et les politiques publiques du gouvernement et des collectivités territoriales, le responsable a souligné que la vision du conseil projette l’instauration d’un nouveau paradigme, qui intégrera ce nexus vital en le plaçant au centre du projet de développement régional.


Une approche participative, réaliste et pragmatique

Moro a précisé que le Conseil régional, en partenariat avec la MMC et leurs partenaires, ambitionne d'élaborer une nouvelle politique de développement régional efficiente et durable, et des méthodes efficaces de gestion et d’utilisation des ressources pour les générations futures, et s’efforcera particulièrement à susciter une volonté politique et des actions concrètes, afin de résoudre les problématiques de développement liées à ce nexus.


Le Conseil, a-t-il poursuivi, compte bien exploiter ses compétences dans ce domaine, en s’appuyant sur le plan de développement régional (PDR) et sur le schéma régional d'aménagement du territoire (SRAT), et en adoptant une approche participative, réaliste et pragmatique, afin de forger un modèle de développement, capable de réaliser la croissance économique, la solidarité sociale, la préservation des ressources naturelles et la protection de l'environnement.


Pour sa part, le président de la MMC, Abdeladim Lhafi, a abordé un ensemble d'éléments qui ont contribué à la cristallisation des concepts de développement durable et d'économie verte, considérant que le temps est venu pour la refonte de la relation entre l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire, de manière à favoriser la convergence et la gestion intégrée de ces domaines.


Il a rappelé que la constitution de 2011 a évoqué, pour la première fois, les concepts de développement humain durable, de justice sociale et de préservation des ressources naturelles nationales, appelant à la nécessité d'assurer la solidarité territoriale entre les régions et la solidarité entre les générations, pour un développement intégré et durable des ressources naturelles.


NOTE CONCEPTUELLE


De son côté, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a souligné l'importance du thème abordé par le Forum, compte tenu des enjeux liés à ces domaines pour assurer la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, et accompagner le développement socio-économique durable que connaît le Maroc.


Le ministre a, dans ce cadre, relevé que le Maroc a franchi des étapes importantes dans la mise en œuvre de sa politique hydrique depuis l'indépendance, notant que cette politique volontariste, prospective et ambitieuse repose sur la mobilisation des ressources en eau, à travers la construction de grands ouvrages destinés à stocker l'eau en période d'abondance pour une réutilisation en période de pénurie, en plus d'assurer son acheminement des zones d'abondance aux zones de pénurie.


Il a ainsi souligné la nécessité d'assurer une gestion intégrée des secteurs de l'eau, de l'énergie et de l'agriculture pour atteindre plus d'efficacité dans la mise en œuvre des projets liés à ces domaines vitaux et nécessaires au développement de l'économie nationale et à la réalisation de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, à la lumière du changement climatique, ainsi qu'à la promotion du développement durable.


En phase avec les orientations stratégiques du NMD et de la SNDD

Quant à la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, elle a indiqué que le Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire s'inscrit parfaitement dans les orientations stratégiques du NMD et de la stratégie nationale de développement durable (SNDD), qui fixe aujourd'hui des objectifs clairs pour la transition du Maroc vers une économie bas-carbone à l'horizon 2050.


Dans un message vidéo, la ministre a précisé que ces objectifs concernent notamment le renforcement de la résilience, le développement humain, la réduction des inégalités sociales et territoriales, l'atténuation et l'adaptation aux changements climatiques, et la protection de l'environnement, relevant que plusieurs initiatives ont, d'ores et déjà, été entreprises pour promouvoir ce Nexus, en l'occurrence les schémas régionaux du littoral, qui visent à jeter les bases d'une gestion intégrée, les plans climat territoriaux et le programme national de pompage solaire qui permettra, à travers un mécanisme de régulation, de rationaliser l'utilisation des ressources.


Au programme de cet événement de deux jours figurent plusieurs sessions et panels sur « les opportunités du Nexus à l’échelle territoriale », « le partage d'expériences entre les territoires méditerranéens », « l'intégration du Nexus dans une politique territoriale », « la réflexion sur l’intégration effective du Nexus dans le PDR et le SRAT » et « l'accessibilité des financements et le montage financier ».

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