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06.06.2024 à 14 H 49 • Mis à jour le 06.06.2024 à 14 H 49
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Industrie

Gotion High-Tech officialise la phase 1 de sa gigafactory au Maroc

Gotion officialise sa gigafactory au Maroc. Crédit: DR
La convention d'investissement signée ce 6 juin porte sur la phase 1 du projet de Gotion High-Tech au Maroc, un projet encore inédit dans la région MENA. Elle vient à peine d'être approuvée par la toute dernière commission nationale des investissements (CNI), donnant son aval à un investissement de 12,8 MMDH dans la mobilité électrique. Les détails

Sous la présidence du chef du gouvernement, ce jeudi a eu lieu à Rabat la signature de la convention d'investissement entre le Maroc et le groupe sino-européen Gotion High-Tech, partenaire du constructeur automobile allemand Wolkswagen pour la réalisation d'un écosystème industriel de production de batteries pour véhicules électriques et de systèmes de stockage d'énergie au Maroc. L'évènement s'est tenu en présence notamment de Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l'Investissement et Ali Seddiki, directeur général de l'Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).


En mai dernier, les différentes parties s'étaient accordées sur la signature d'un mémorandum d'entente pour ce projet dont le montant d'investissement est évalué à 65 milliards de dirhams (MMDH).


Selon les éléments à notre disposition, la convention d'investissement signée ce 6 juin porte sur la phase 1 du projet de Gotion High-Tech au Maroc, la première de la région MENA. Elle vient à peine d'être approuvée par la toute dernière commission nationale des investissements (CNI), donnant son aval à un investissement de 12,8 MMDH dans la mobilité électrique. Cette première phase d'une capacité de 20 GW sur les 100 GW envisagés permettra de créer 17 000 emplois dont 2 300 fortement qualifiés.


Avec un objectif de 25 000 emplois, Gotion High-Tech aura pour mission de réaliser tout un écosystème de la filière de la gigafactory, en cours de constitution comme nous le décryptons régulièrement sur Le Desk. Il s'agissait pour rappel de la première annonce officielle et publique de l'arrivée d'un acteur de ce type au Maroc. Son choix pour le royaume s'est fait, alors que d'autres pays s'étaient positionnés en sérieux concurrents : l'Egypte et l'Italie, selon nos sources.

Un véritable écosystème en gestation

Au Maroc, Gotion High-Tech fera office de pierre angulaire d'un écosystème de la filière de la gigafactory en gestation. Celui-ci est composé à la fois de fabricants de composants pour les batteries LFP et NMC, à savoir les anodes et cathodes, comme d'autres acteurs de la chaîne de valeur de la mobilité électrique.


Avant Gotion High-Tech, c'est le Chinois BTR New Material Group qui avait réussi à décrocher sa convention d'investissement pour usine de cathodes à Tanger Tech. Le montant d'investissement fixé pour l'heure est de 3 MMDH, alors que, comme nous le révélions, le groupe chinois prépare également une usine d'anodes.


S'installant aux environs de Rabat, Gotion High-Tech aura à coordonner tout un écosystème qui vise à aboutir à une intégration locale quasi-intégrale de la production de batteries pour voitures électriques (VE). C'est du moins l'ambition des autorités chargées de l'Investissement, dont notamment l'AMDIE. D'après les éléments à notre disposition, le Maroc envisage d'assurer une intégration de bout en bout pour les batteries VE, avec des investisseurs étrangers qui couvrent autant la fabrication des matériaux que les éléments techniques de la gigafactory.


Les atouts du Maroc dans ce contexte sont rassurants : pour les batteries NMC, le Maroc est dans une situation confortable avec ses ressources en cobalt. Même chose pour les LFP, où l'élément phosphate s'avère crucial, est disponible.


Un chantier minutieusement préparé par le Maroc qui se concrétise, alors qu'à l'international tout arrive à point : selon les dernières informations de la presse française et allemande, la plupart des industriels du secteur automobile se tourneraient actuellement vers la fabrication de batteries VE LFP, réputées beaucoup moins chères, bien qu'elles offrent nettement moins d'autonomie que celles de technologie NMC. Ce revirement les pousse jusqu'à suspendre leurs projets NMC en cours, en Italie comme en Allemagne. Dernier exemple : le groupe ACC, co-entreprise entre Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz a marqué une pause dans ses investissements.

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