BNP Paribas lâche sa filiale IT au Maroc, une fusion avec BMCI contestée et à risques
Le siège de la BMCI à Casablanca. Crédit : Mustapha Razi / Le Desk
Alors que les banques françaises continuent de réduire leur voilure en Afrique, la cession de BNP Paribas de sa filiale IT au Maroc, Banque de détail et systèmes d'information (BDSI), vient alimenter l’incertitude. Celle-ci devra être récupérée par BMCI, la banque du groupe dans le royaume, dans le cadre d’une fusion-absorption prévue, selon nos sources, d’être actée au cours du premier trimestre de 2025. En plus de raviver les spéculations sur un éventuel retrait de la banque du marché marocain, en interne, l’annonce de l’opération fait monter les tensions entre la direction de la BMCI et le bureau syndical regroupant les employés de la filiale IT.
Filiale du groupe BNP Paribas créée en 2004, la BDSI assurait jusqu’au retrait progressif de ses filiales, la gestion et l’évolution du système d’information des banques du groupe en Afrique et Outre-Mer. Rattachée depuis 2015 à la DSI Région Afrique, l’entité organisationnelle IT du Groupe BNP Paribas, BDSI se positionnait ainsi en tant que Hub IT et servait notamment aux besoins des banques du groupe BNP au Maroc et dans la région. Concrètement, la filiale avait jusqu’ici la mission d’assurer la gestion applicative, la gestion de l'infrastructure serveur et du Réseau & Télécom, la gestion du parc informatique, en plus des activités régaliennes garantissant le maintien en condition opérationnelle du SI, tout en améliorant la maitrise et le contrôle des risques IT.
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